Bouillaud’s Weblog – bloc-notes d’un politiste

Entrée de septembre 2009

Jamais la Poste tu ne privatiseras!

26 septembre 2009 · 6 commentaires

Une grève a eu lieu cette semaine à la Poste pour protester contre le projet gouvernemental de changement de statut de “la Poste”. Celle-ci deviendrait une société anonyme, presque comme les autres, et ceci permettrait, selon le gouvernement, de la préparer à l’ouverture totale de son marché à la concurrence au 1er janvier 2011 (plis de moins de 50 grammes, en conformité avec les engagements européens de la France en la matière). Le changement de statut serait la condition sine qua non pour  la doter  (2,7 milliards d’euros) afin qu’elle puisse investir et résister au choc de ses concurrents. Le gouvernement jure que, non jamais, non Grand Dieu jamais, il n’entend engager de ce fait la “privatisation” de “la Poste”.  Celle-ci, à l’en croire, restera, si ce n’est pour l’éternité du moins pour l’avenir prévisible, une entreprise dominée par l’État et vouée au service de l’intérêt général. Les syndicalistes ne croient pas en ces promesses, bien que le gouvernement s’engage à rédiger la loi qui doit permettre le changement de statut de façon à bien préciser ce point. Ils appellent donc à de multiples actions, y compris une sorte de “référendum” (en fait une pétition) ouvert à toutes les personnes intéressées à préserver le statu quo actuel.

La réaction syndicale est logique vu toute l’histoire précédente des “changements de statut” dans le rétrécissement progressif depuis vingt-cinq ans de l’intervention publique directe dans l’économie. Les salariés de la Poste ne peuvent de plus que  comparer leur sort (probable) avec ceux de leurs cousins de France-Télécom, avec lesquels jadis, il y a certes très, très longtemps, ils formaient une seule et même administration.

Première remarque : si on admet que l’objectif final est effectivement la privatisation, comme le disent les syndicats, pourquoi le gouvernement ne l’affirme-t-il pas directement? Dans le fond, cela ne trompe personne, ni les partisans libéraux de la “nécessaire réforme”,  ni les opposants à cette “casse du service public”. Pourquoi ne pas être plus clair dans ce cas? L’histoire récente  tendrait de fait à prouver que, grâce à d’autres pas de deux de ce genre, les gouvernements successifs arrivent à réduire ainsi le périmètre du secteur public sans trop de heurts. Comme  la “stratégie du salamis”, ou des “petits pas”, semble bien fonctionner, pourquoi s’en priver? L’expérience  montre qu’une partie au moins des personnes directement concernées par les conséquences sans doute néfastes pour eux d’un tel mouvement vers une gestion privée (salariés, usagers) se considèrent comme soulagés un temps par les promesses d’avancer d’un pas, mais pas plus loin. Cependant, comme un pas de plus a toujours été fait jusqu’ici vers une adaptation libérale de ces services ou entreprises publics, cela tend aussi à affaiblir la crédibilité de la parole gouvernementale, selon la rengaine bien connue de tout Français adulte qui rappelle que “les promesses n’engagent que ceux qui les croient”.  Tout le monde finit à terme par comprendre, ou qu’il s’est laissé endormir (ou plutôt a bien voulu se laisser endormir), ou qu’il avait eu tort de douter de la foi libérale des gouvernements successifs.

De plus,  cette tactique laisse dominer l’idée qu’en France,  jamais aucune réforme libérale n’a été faite, ce qui se trouve être  faux si l’on se place dans une perspective longue depuis le début des années 1980. Cela procure sans doute un autre avantage aux libéraux, à savoir qu’ils peuvent ainsi toujours prétendre que rien n’a été fait. Ils ont raison, en ce sens que presque rien n’a été fait clairement, d’un coup, à la loyale. Il n’y a jamais eu de ce côté du Rhin l’équivalent d’une “Loi Hartz IV” qui, elle,  annonça clairement la couleur.

L’exaspérant pour qui attendrait plus de vigueur démocratique est que le gouvernement se sente alors obligé de continuer dans cette tactique (gagnante certes) : pourquoi ne pas dire le changement de statut constitue la première étape vers une “Poste” dominée par des capitaux privés qui, par nature si l’on en croit la vulgate libérale, sauront faire mieux pour moins cher? Les libéraux se croient-ils si inaudibles en France qu’ils doivent toujours avancer en crabe face au grand public? Il est certain que le moment ne se prête guère à un “coming out” libéral, mais cela serait plus sain pour la démocratie.

Deuxième remarque : si l’on admet au contraire de l’hypothèse précédente que le gouvernement veuille effectivement et sincèrement conserver un contrôle exclusivement étatique de “la Poste”, pour des raisons d’aménagement du territoire ou de respect de la “ruralité” par exemple, ce  dernier se trouve face à un redoutable problème de crédibilité de sa promesse. Tout changement de statut a mené à la privatisation, donc “la Poste” serait une surprenante exception. Le gouvernement se propose d’inscrire dans la loi ce  caractère public de la nouvelle structure. Dans les temps anciens désormais, où la loi était effectivement en lien (relativement) univoque avec les politiques publiques suivies en son nom, cela aurait pu suffire, mais aujourd’hui? Entre les lois non entrées en vigueur faute de décrets d’application, celles bien mal appliquées faut de “volonté” et réitérées sous une forme plus ou moins nouvelle tous les décennies,  celles démenties par les politiques publiques qui, soit disant, les mettent en œuvre, et celles  parfois changées ou complétées d’urgence  par la majorité même qui les a votées, la promesse d’un article de loi protégeant la nature publique de “la Poste” ne vaut plus grand chose. C’est un constat qui ne me plait guère, mais qu’il faut faire, un article de loi, cela ne vaut plus grand chose aujourd’hui. Donc le gouvernement n’a aucun moyen de prouver sa crédibilité sur ce point par la loi elle-même.

La seule manière pour lui de prouver qu’il ne cherche pas à “privatiser la Poste” serait d’afficher un projet qui montrerait qu’il a réfléchi à ce que serait véritablement un “service public postal” dans le XXIème siècle dominé par Internet. Il existe déjà certes l’idée de “service postal universel” qui consiste à obliger la Poste à assurer des fonctions postales (traditionnelles) là où ce n’est pas rentable, et la Poste devrait être compensée financièrement par l’État pour cette fonction. Mais, selon moi, cela ne suffit pas : si le marché du courrier est ouvert à la concurrence, la vraie justification d’une Poste sous contrôle public passe par d’autres objectifs que la simple distribution “universelle” du courrier. Celle-ci, de toute façon, avec l’accès à terme de toute la population à Internet, concernera de moins en moins de plis, et donnera un sens “résiduel” à cette fonction. En Suisse, parait-il, le service postal s’occupe aussi d’assurer des liaisons passager avec des villages reculés. On pourrait imaginer quelque chose du même ordre, ou tout autre chose d’ailleurs  en fonction des besoins nouveaux des populations. Comme, à ma connaissance, aucun projet d’une telle nature radicalement novatrice, n’a été affiché, ni par le gouvernement, ni par la direction actuelle de la Poste (qui ne semble rêver que d’exceller dans son “métier” en devenant “king of the world”),  il devient difficile de ne pas considérer que les apparences jouent contre les bonnes intentions du gouvernement, et que salariés et usagers ont quelques raisons de s’inquiéter.

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Taxe carbone : N. Sarkozy investit dans sa réélection.

19 septembre 2009 · Laisser un commentaire

Contrairement à beaucoup de gens dans ce pays, à en juger par les réactions de la presse, les courriers des lecteurs, les blogs et l’opinion publique qu’enregistre les sondages, le choix de Nicolas Sarkozy de décider d’”acter” (enfin) l’instauration au 1er janvier 2010 d’une “taxe carbone” en France me parait  comme un beau coup politique, un bel investissement politique dans sa réélection en 2012 (qu’il prépare, dit-on, avec le sérieux qu’il convient).

Je ne rentrerai pas dans les détails du niveau annoncé de la taxe (17 euros par tonne de CO2 et le type de compensations “sociale” choisies), ni sur sa couverture (qui oublie l’électricité – mais rassure-toi, ami écologiste, l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence, demandée par la Commission européenne, va faire exploser sous peu le prix de cette énergie comme partout où cette belle idée a été mise en œuvre  , inutile donc d’y rajouter une taxe pour encourager les consommateurs à une juste parcimonie). Les choix annoncés par Nicolas Sarkozy ne correspondent sans doute, ni à un niveau suffisant de taxation pour avoir un effet immédiat sur les émissions de CO2 (argument des économistes ou des Verts), ni à un niveau suffisant de compensations  pour ne pas faire se désespérer la “France qui se lève tôt… pour prendre sa  voiture d’avant les normes antipollution après avoir dormi dans sa  maison, si  isolée et  si mal  isolée, dans la  campagne picarde” (argument du reste de la gauche, et sotto voce de la droite ancienne manière).

Ce qui me fascine en revanche comme politiste, c’est que le “Président du Pouvoir d’Achat et du Bouclier Fiscal”, le PPABF, ait prononcé distinctement dans son discours de Culoz, dans l’Ain, le mot  même de “Taxe”. Il ne s’est même pas caché derrière l’expression plus ésotérique de “Contribution climat énergie”. Il accepte d’instituer une taxe – une Taxe!!!!!! Une taxe qui va toucher la quasi totalité de la population adulte de ce pays, contrairement aux autres taxes mises en place depuis 2007, bien plus discrètes et donc politiquement indolores. Le candidat N. Sarkozy avait certes, comme les autres candidats modérés, signé le “Pacte écologique” de Nicolas Hulot. Ce texte mettait sur la voie de ce principe “pollueur-payeur” (dont Y. Rumpala nous rappelle utilement les origines dans un post récent). Donc N. Sarkozy ne prend personne par surprise, mais la surprise, pour moi en tout cas, c’est qu’il se sente tenu de tenir cette promesse-là, même au plus bas niveau de taxation possible. De fait, il aurait très bien pu temporiser en argüant qu’avec la crise économique en cours, les “malheurs des temps”, ce n’était pas le moment de taxer les Français et qu’il n’avait de toute façon pas été élu pour cela.

Il est même possible que N. Sarkozy  doive batailler contre sa propre majorité parlementaire pour faire passer cette “taxe”. J’imagine toutefois mal que celle-ci lui fasse faux bond, le dispositif  sera sans doute compliqué à l’envi par les parlementaires, soucieux d’épargner le “petit peuple” (de droite), les PME, et toutes les corporations à forte valeur électorale et médiatique (chauffeurs de taxi, agriculteurs, marins-pêcheurs, chauffeurs routiers, ambulanciers, etc.) L’usine à gaz, si j’ose dire, ainsi obtenue risque d’être du plus bel effet dans les manuels de fiscalité qui n’en demandent pas tant. Il n’empêche que, par définition, beaucoup de gens vont geindre au 1er janvier qu’ils ne peuvent plus aller au travail ou se chauffer l’hiver.

Pourquoi N. Sarkozy se lance-t-il alors dans cette affaire? Qui, en plus, n’aura même pas le mérite de remettre en ordre les comptes de l’État, puisqu’il s’est engagé à rendre l’ensemble de l’argent collecté ainsi aux citoyens. La contrainte externe est sans doute à prendre en compte: comme le principe “pollueur-payeur” est valorisé comme moyen de résoudre la crise climatique (cf. marché des droits à polluer institué par les accords de Kyoto), il vaut mieux rejoindre à temps le mouvement plutôt que de se faire imposer la chose. On se dirige en effet vers une grande conférence internationale sur le climat à Copenhague, la décision de N. Sarkozy, prise au bon moment, accumule pour la France de la crédibilité. Dès le 1er janvier 2010, nous voilà, au moins par l’image, dans le peloton de tête des Etats écolo-crédibles.

Une stratégie plus interne est sans doute aussi présente, la classique stratégie à la Bismarck du conservateur conséquent : en instituant lui-même une telle taxe, et en l’inscrivant de surcroit dans sa propre idéologie de “rupture”, de “volonté politique” (cf. son discours de Culoz), N. Sarkozy fait là un bel investissement sur l’avenir. Il dédouane ainsi son camp du soupçon d’être bloqué sur ce sujet. Pensez donc à la tête qu’a pu faire ce cher Claude Allègre quand N. Sarkozy a déclaré ce jour-là que la Science était certaine de l’origine humaine du réchauffement climatique, vous paierez d’un cœur léger la  taxe. Pensez aussi au nombre de livres que vend ce même Claude Allègre, à cette frange de la population, plutôt âgée, plutôt située à droite, qui ne croit pas au réchauffement climatique… parce que c’est une “invention des écologistes”… qui, rappelons-le, sont dirigés par des gens peu fréquentables… un peu pédophiles sur les bords en leur temps. Pour une partie de la droite, donner raison aux écologistes (même sous une forme économiquement correcte), à une part de l’esprit de 68 en somme, ce ne va pas du tout de soi. Il faut toutefois noter que N. Sarkozy est resté loyal à l’engagement durable de son camp envers le “lobby élecro-nucléaire”, ne donnant aucune satisfaction aux écologistes sur ce point.

En continuité avec son ralliement en 2007 au “Pacte” de N. Hulot, N. Sarkozy a donc décidé fort stratégiquement de ne pas se laisser enfermer en compagnie de G. W. Bush et C. Allègre, du côté de la réaction qui n’a rien vu, rien appris, rien compris. Il n’a peut-être pas envie d’être jugé dans quelques (petites) années dans le “Nuremberg du réchauffement climatique” parmi les coupables les plus évidents. Il ne faut pas en effet négliger que les désordres climatiques se faisant plus nombreux, la recherche de “responsables” va commencer sous peu.

Son choix a donc dû lui apparaitre comme un investissement d’autant meilleur sur l’avenir, pour sa réélection en 2012, qu’avant sa propre déclaration, les réactions du principal parti d’opposition ont été magnifiquement hors de propos. L’échappée solitaire lors de l’Université d’été du Parti socialiste de Ségolène Royal, se déchainant sur la “taxe carbone” dans un mélange de populisme grossier et d’argumentations fallacieuses, lui garantit qu’à terme,  les socialistes resteront marqués par leur ambigüité sur le sujet.

Au printemps 2012, les effets du réchauffement climatique seront encore plus évidents qu’ils ne le sont déjà aujourd’hui, et N. Sarkozy aura beau jeu de dire qu’il a engagé la France sur la voie de la refonte écolo-compatible de son économie et de son mode de vie.

Une dernière remarque sur cette taxe : certains socialistes, Jack Lang par exemple, prétendent que le gouvernement s’y est mal pris, qu’il a manqué de pédagogie. Il est vrai que l’on pourrait se dire qu’avec un certain consensus dans les sondages pour le développement durable, il est étonnant de se retrouver avec 70% de gens contre cette taxe (avec certes des variations notables selon les groupes sociaux).

Or, ici, on touche du doigt la différence entre ce que chacun de nous déclare vouloir faire et ce qu’il fait effectivement. Que 70% des gens soient contre n’est pas étonnant : en dehors même de l’allergie au mot même de taxe (ou à celui d’impôt), il faut bien mesurer à quel point une telle taxe va à l’encontre de toutes les évolutions observées dans les comportements des Français. Quel est en effet ce peuple qui se dit pour le développement durable, mais qui n’a de cesse de participer avec une joie non dissimulée à l’étalement urbain? Sur les dix dernières années, nous avons battu des records d’utilisation de l’espace, nous avons mité le territoire de maisons individuelles; de plus, la plupart d’entre elles, à en juger par leur manière d’être construites , sont totalement décalées avec quelque injonction “durable” que ce soit. De même, avant que le dispositif de bonus/ malus écologique ne soit introduit dans le secteur automobile, nous nous livrions collectivement à une orgie de 4×4 – là encore avec des résistants.

En somme, la “pégagogie” s’est jusqu’ici révélée globalement inutile en la matière, et c’est justement l’objectif d’une taxe carbone, de faire comprendre à tous ceux qui ne veulent pas comprendre, de fait la majorité de nos concitoyens, qu’il faut changer de comportement. Si tous les  Français, avertis par les scientifiques, acceptaient de bonne grâce comme vraiment réel le danger qui menace l’humanité, et changeaient en conséquence leur comportement quotidien, il n’y aurait pas du tout besoin de taxe carbone. Il existe d’ailleurs des individus qui, sans être incité financièrement à le faire, changent leur vie, mais combien sont-ils en réalité?

La taxe carbone, cela fonctionne comme la taxe sur les alcools, les jeux ou le tabac, c’est l’ultima ratio quand on sent que la conviction n’est pas là, ou comme le paradis, le purgatoire et l’enfer pour les hésitants en religion. Si tu ne crois pas, au moins si tu payes, tu changeras.

N. Sarkozy incarne ainsi l’autorité raisonnable face au peuple déraisonnable, on argumentera, on rechignera, on se plaindra, on râlera, mais, au final, on lui saura gré de sa vision. Et j’en suis fort marri.

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Hommage éclectique.

2 septembre 2009 · Laisser un commentaire

1er septembre 2009.

Cet été qui s’achève a vu la disparition de trois personnalités fort différentes que j’appréciais.

Pierre Gerbet, l’un des premiers historiens de la construction européenne, est mort à un âge avancé début juillet, à Bucarest, d’après le faire-part de décès paru dans le Monde. J’avais eu l’occasion de l’apprécier comme enseignant quand j’avais préparé l’agrégation de sciences sociales à l’Ecole normale supérieure en 1987-88; comme le sujet d’histoire concernait la construction européenne, il était venu nous faire cours – grand privilège, dont je n’avais aucunement pris conscience à l’époque. C’était en effet mon premier contact avec les études européennes. Il s’ajoute à la liste que je commence à dresser avec tristesse depuis quelques années  de mes enseignants universitaires qui disparaissent.

L’écrivain russe, Vassili Axionov, est mort lui aussi début juillet. Il avait 76 ans. J’ai apprécié en son temps au delà de toute raison sa Saga moscovite. J’ai fini dans les jours suivants l’annonce de son décès son dernier livre, Terres rares (paru cette année chez Actes Sud). C’est à dire vrai un peu foutraque et exaspérant comme roman,  et je ne le conseille pas du tout à quelqu’un qui n’aurait jamais lu les autres romans d’Axionov, c’est en un sens totalement “post-moderne” comme littérature, mais c’est aussi un magnifique “adieu aux armes”, avec quelques aveux aux lecteurs sur les livres précédents. Une façon de clore en beauté une œuvre, de la part de quelqu’un qui sait que la mort approche, mais aussi que de belles choses ont été réalisées…

Et puis… Willy Deville, eh oui le rockeur W. Deville, a disparu début août. Comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup dansé sur sa reprise de “Hey Joe”…. Je n’aurais jamais pensé qu’il mourrait un jour prochain. Il était dans sa cinquantaine.

Étrange n’est-ce pas ce mélange d’hommage à P. Gerbet, V. Axionov et W. Deville, mais je me sens en dette vis-à-vis de tous trois. Infiniment reconnaissant en tout cas.

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