Petit comparatif de revues « intellectuelles »: Books, Nonfiction, RiLi.

La dernière année a vu se créer en France trois revues, vendues en kiosque, qui ambitionnent clairement de reproduire le succès du Times Literary Supplement ou de la New York Review of Books dans le monde anglo-saxon. Ces trois revues possèdent du coup comme un air de famille, mais, pour les avoir  achetées et lues  toutes les trois avec plus ou moins de (dé)plaisir, l’impression d’une parenté s’arrête là.

Leur existence tient d’abord au fait que ni le Monde des Livres ni les pages littéraires de Libération, ni bien sûr celles du Figaro, de l’Humanité ou de la Croix, ne remplissent plus leur fonction d’information et de critique sur la production éditoriale, surtout en matière d’essais un peu ardus. Ces trois revues existent donc d’abord à cause d’un échec majeur et tragique, celui des journaux de référence à en rester une, de référence. La critique pourrait d’ailleurs être étendue à l’ensemble du champ de l’écrit : depuis quelques années, rien ou presque de ce qui est chroniqué dans le Monde des Livres ou dans les pages littéraires de Libération n’a pour moi le moindre intérêt. Cela sent la naphtaline, le rance, pour ne pas parler des copinages qu’on peut y deviner souvent. Cette semaine, et je n’ai même pas besoin d’imagination, nous avions droit au compte-rendu d’un livre d’un vieillard sur le destin tragique de son père, un magnifique collabo. D. F. parlant de R. F., qui fut de la N.R.F.  trois fois hélas. Dans les deux fanzines (ce ne sont plus des journaux professionnels à ce stade), on soulignait un peu l’inutilité de la démarche de l’écrivain aux portes du néant écrivant sur par grand chose, mais, tout de même, on en rendait compte Dieu seul sait pourquoi.

Donc un boulevard est ouvert pour autre chose.

Si je ne me trompe la première à se lancer, fut la Revue internationale des Livres et des Idées, la RiLi pour les éventuels aficionados. J’ai acheté quelques numéros depuis son lancement il y a maintenant un an. Je dois dire que j’hésite encore à la considérer comme une nuisance supplémentaire à notre vie de chercheur un peu critique de ce monde , ou comme un apport bienvenu à la réflexion. Le moins que l’on puisse dire en effet, c’est que la RiLi, loin d’être un panorama neutre des Livres et des Idées comme l’indique faussement le titre, constitue un organe de propagande pour son directeur, Jérôme Vidal. Ce dernier clairement veut redéfinir une autre gauche, tout reprendre à la base, pour ouvrir de nouvelles perspectives, au delà de tout si j’ose dire, de la réforme, de la révolution, de la critique même. Une  gauche queer en quelque sorte. Dans le tout dernier numéro, il publie une lettre ouverte à Daniel Bensaïd, le penseur supposé du Nouveau Parti capitaliste, en l’incitant à ne pas tomber dans le risque de faire naitre ainsi un nouveau parti social-démocrate qui, finalement, défendrait simplement la douceur de vivre petit-bourgeoise du « Nouvel ouvrier » des défuntes Trente Glorieuses à jamais derrière nous.  Je peux le rassurer: vu les options de non-collaboration avec quiconque qui semblent à ce stade être celles du NPA, il n’y a pas de risque qu’il ait un destin  social-démocrate, d’insignifiance  si.  En fait, la RiLi semble surtout être destinée à importer en France tous les apports – gigantesques, n’est-ce pas? – des « Cultural studies » dans leur version la plus critique. Les compte-rendus d’ouvrages qu’on y trouve apparaissent dès lors surtout comme l’occasion pour l’auteur de la recension de tenir un discours bien construit sur la réalité, les ouvrages sont clairement des prétextes à la présentation d’une vision du monde assez structurée et plutôt concordante. Cela  correspond à un programme de traduction d’œuvres majeures de cette tradition de pensée aux mêmes éditions Amsterdam qui éditent la revue. Cela suppose dans la RiLi des traductions de longs articles de représentants anglo-saxons de cette tradition critique. Ce qui m’étonne, c’est que Jérôme Vidal et les siens n’aient jamais réfléchi sur le fait que cette tradition critique n’a jamais eu aucun effet politique, perceptible du moins avec les instruments, certes grossiers et terre à terre, de la science politique ( étude des élections, des programmes politiques, des politiques publiques, etc. ) sur les sociétés dont sont issues justement ces théories. Tous ces gens dont la RiLi rend compte ont produit de fort belles théories, séduisantes comme une toile de Jérôme Bosch, mais ils ont été gouvernés depuis 1979 par Maggie et Tony, ou par un Reagan, un Bush ou un Clinton. Et que l’on ne me fasse pas croire que l’arrivée ce jour au pouvoir aux États-Unis d’un B. H. Obama, soit une conséquence, même indirecte, de ce courant théorique. De fait, sur cette base, la RiLi prenait un tour décidément peu engageante, sauf que, depuis quelques numéros, la rédaction mobilise le banc et l’arrière banc des penseurs français critiques de l’économie. On trouvera par exemple un intéressant entretien avec Frédéric Lordon (et Yann Moulier-Boutang), « Finance: la société prise en otage », dans le n°8 (novembre-décembre 2008), p. 11-19. Bref, cette revue s’améliore plutôt en faisant appel au vieux fond d’analyse marxiste ou d’économie critique encore disponible dans notre pays, fond qui me parait infiniment plus intéressant que les vaticinations des « cultural studies ». Pour ma part, j’ai toutefois un immense reproche à formuler à cette revue : son iconographie. Celle-ci se veut, disons, comme un reflet de l’esprit critique qui l’anime; c’est de fait à chaque fois quelque chose qui reprend les poncifs les plus éculés de l’art contemporain (désargenté), un truc illisible et minimal, genre vrais faux dessins d’enfants autistes moraves ou photos prises dans un corridor de prison par un aveugle sud-africain frappé de Parkinson, bref les nullités habituelles qui prétendent avoir un effet quelconque de critique (ou même pas d’ailleurs) sur le « spectacle » (je suppose vaguement que c’est de cela qu’il s’agit). En tout cas, avec une iconographie pareille, les créateurs de la revue sont certains d’écarter de leur revue tout lecteur qui ne soit pas intellectuellement éveillé aux joies de la déconstruction. Pour ma part, je supprimerais cet aspect: en même temps, il traduit un art de penser qui m’est étranger. La marge et le marginal peuvent aussi n’avoir aucun intérêt.

La seconde revue, intitulée Books. L’actualité par les livres du monde, a fait paraitre un premier numéro, mais, à le lire, je ne sais pas si cela ne sera pas  le dernier. Books se veut beaucoup plus neutre – ou mainstream plutôt –  que la RiLi, et fait penser à une version « livres » de Courrier international. En tout cas, cela ressemble à ce que serait un supplément livre  (moyennement) bien fait du Monde ou du Figaro. Le dossier sur « La Crise : l’effet Panurge » ne m’a  pas appris grand chose, et j’ai trouvé qu’au demeurant, sur ce point, leur neutralité tendait à se situer plus à proximité de Valeurs actuelles que de Rouge. Vouloir aborder ce sujet sans faire appel directement aux travaux de Michel Aglietta tient en tout cas de la désinformation ou de l’ignorance crasse. Books traduit des articles d’autres revues européennes, ce qui apparait comme une bonne idée, mais j’ai été étonné de leur date de parution dans la langue originelle (par exemple, parmi les deux portant sur l’Italie, l’un date de 2005). On ne peut pas dire par ailleurs que les sujets traités soient ici d’une grande originalité : un article d’Edmund Leach, sur le « mythe Lévi-Strauss », ne m’a pas paru à la pointe de l’actualité.  A mon goût, toute célébration d’anniversaire quel qu’il soit devrait être interdit dans la vie intellectuelle ou culturelle pendant une cinquantaine d’années. Si j’ose dire, Books reproduit quelques uns des défauts des pages littéraires des grands journaux européens de référence, revenir sans cesse sur des personnages ou des sujets connus (avec une place par exemple pour Umberto Eco sur le scandale lié à un livre paru en italien sur le mythe des mangeurs juifs d’enfants). Bref, Books, c’est le tout venant de l’approche des livres sans grand allant.

J’attendais donc beaucoup du troisième, Nonfiction. Le magazine des livres et des idées. L’originalité de ce dernier est de constituer la déclinaison sous forme de magazine d’un site internet plutôt bien fait, qui essaye de traiter de tout ce qui se publie comme essais en France qui peuvent intéresser un public plus large que les seuls spécialistes. Or j’ai été extrêmement déçu par ce premier numéro. Il tombe en effet dans toutes les banalités du magazine sur papier glacé, avec les inévitables photos avantageuses de ceux dont on parle ou qui parlent. Le formatage magazine revient de plus à retomber dans les éternels sujets à la mode, probablement parce qu’on croit ainsi faire vendre auprés du « grand public cultivé ».  La couverture, avec un Sarkozy teint en noir grâce à un logiciel de retouche d’images, pour introduire un sujet sur « Ce qu’Obama peut apporter à la France », m’est apparu d’une sinistre laideur et d’une banalité digne du news magazine dirigé par un ancien patron de la FNAC. Tout ce magazine, qui se veut pourtant porté par de jeunes chercheurs rassemblé autour de Frédéric Martel , m’a paru avoir tendance à vouloir faire appel à de vieilles gloires pour lancer la machine : un entretien avec Edgar Morin, voilà qui est moderne et neuf, un entretien avec Michel Rocard, voilà qui fait avancer le débat… Il n’est pas difficile non plus de se rendre compte que toute la partie magazine est fortement inspirée d’un esprit de centre-gauche  pour le moins revanchard : dans le dossier principal du premier numéro, on trouvera ainsi un panorama des think tanks en France, p. 26-27, dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est orienté (héritiers de la) »deuxième gauche » toute : aussi bien la droite que les tenants d’une ouverture à la gauche de la gauche (Benoît Hamon) sont étrillés, alors qu’Olivier Ferrand, du think tank, Terra Nova (par ailleurs le même groupe qui a pages ouvertes dans Libération depuis quelque temps) a droit à un interview. L’impression se confirme en lisant l’entretien avec Emmanuelle Mignon, p. 28-30 et p. 90-91, et le tout petit encart, p. 30, accordé à Dominique Reynié, au titre de la Fondation pour l’innovation politique. On a droit ensuite à un entretien avec Jean-Claude Casanova (p. 32-33, p. 92-93), et surtout à une exécution en règle du petit facteur de Neuilly, « Besancenot le Che des PTT » (p. 34-35, p. 94-95) sous la plume de Frédéric Martel, pour finir par un compte-rendu (élogieux) du dernier livre de Pierre Rosanvallon (p. 36-37). Logique, n’est-ce pas? Est-ce un hasard si toutes ces pages à forte orientation politique vers les héritiers de la « seconde gauche » s’ornent d’un bandeau de couleur orange (p. 20-37, p. 92-95 pour la suite des articles), aux couleurs en fait du Modem?  En dehors de cette exposition de la « ligne générale », on a droit comme dans Books à une évocation du centenaire de Claude Lévi-Strauss (p. 87-89). Heureusement, pour sauver l’opération du désastre, il reste les compte-rendus de livres. Ils sont assez diversifiés et pourront intéresser des lecteurs aux intérêts divers. On retrouve là ce qui faisait la force du site Internet, dont l’intérêt dépasse de loin à ce stade celui  de la revue papier : nous avons ici une preuve empirique que l’intervention des spécialistes de la vente de papier glacé peut faire mal à un projet intellectuel. Ce qu’on savait déjà du reste.

Par ailleurs, dans le cas de la RiLi et de Nonfiction, je me suis demandé s’il était vraiment compatible de vouloir à la fois rendre compte de la vie intellectuelle du pays à travers des recensions d’ouvrages et de vouloir défendre une ligne politique précise dans le cadre de la refondation de la gauche.  Nous avons dit ce qu’il en était de la RiLi. Frédéric Martel, rédacteur en chef de Nonfiction, explique lui  en conclusion de son article sur « le Che des PTT« : « La gauche, pour évoluer et se construire, doit se séparer définitivement d’une forme de gauchisme ‘guévariste’. Elle doit couper tous les liens avec une idéologie qui l’empêche de se moderniser. Elle doit traiter toutes les formes de néo-guévarisme, qu’on le baptise LCR ou NPA, altermondialisme ou même ‘socialisme’ (sic pour le terme, sic pour les guillemets de F. M.), comme des idéologies obsolètes, inefficaces en dépit de leurs bons sentiments, et qu’il faut combattre. » (p. 95) – mais il ne dit pas exactement la même chose dans son éditorial (p. 3), consacré à la crise de la critique des livres dans la presse, où Nonfiction apparaît plus comme un lieu  de renouveau de la « culture du livre », thème qui  emporte lui toute mon adhésion.

De fait, pour clairifier les choses, aussi bien la RiLi que Nonfiction, devraient être nommés autrement, et afficher ainsi clairement leur approche politisée de la réalité,  mais cela ne correspondrait pas à leur ambition largement similaire de définir ce que sont les termes du débat intellectuel aujourd’hui. L’illusion de neutralité, ne serait-ce qu’à travers un titre fallacieux, est indispensable au succès de l’entreprise. C’est bizarre si l’on y réfléchit, mais c’est ainsi : il faut se donner des airs de neutralité pour l’emporter dans la vie intellectuelle.  Cela en trompera toujours quelques uns. « Dieu et mon droit », comme d’habitude.

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5 réponses à “Petit comparatif de revues « intellectuelles »: Books, Nonfiction, RiLi.

  1. Simple petit ajout : il faut lire ce que Vidal, dans la RILI, écrit sur Noiriel et Mauger… Cela vaut le détour. Pourquoi tant de haine ?

  2. Tu fais sans doute allusion, entre autres choses, au compte-rendu dans la RiLi, n°2, « Gérard Noiriel et la République des ‘intellectuels' », p. 31-34, par J. Vidal. C’est effectivement un texte « haineux » en un sens, qui encense d’abord pour mieux détruire ensuite, mais, à relire le texte, on comprend bien pourquoi: J. Vidal tient alors que G. Noiriel ne fait dans le fond que tenir une position à la Durkheim, de « fonctionnalisme durkheimien », d’universitaire qui intervient du haut de son savoir auprès de citoyens qui ne savent rien ou pas grand chose. Il va de soi que l’auteur du Suicide n’a rien apporté comme réels nouveaux savoirs… Tu approuveras sans doute l’idée. Il parle ainsi des « présupposés scientistes et positivistes de l’épistémologie de Gérard Noiriel ». Ce que J. Vidal semble bien détester, c’est l’universitaire (français) comme homme (un peu plus) éclairé (que les autres) qui serait susceptible de donner des bons conseils à qui ce soit: dirigeants ou citoyens. G. Noiriel est de fait longuement attaqué pour avoir fait remarquer aux « Indigènes de la République » que le terme utilisé par leur groupe était peut-être mal choisi, vu (je complète moi-même) que, pour un historien, la France des années 2000 n’était pas l’A.O.F. ou l’A.E.F. de 1925. Donc nous savons pourquoi Vidal déteste Noiriel, parce que c’est un universitaire (dominant, mâle, ne s’occupant pas de question de genre et assimilé) qui veut faire son métier dans les formes définies par les grands ancêtres du métier d’historien ou de sociologue, et qui ne désespère pas de son métier. Cette position est du coup grand-guignolesque venant de quelqu’un qui, par sa revue et sa maison d’édition, importe des tombereaux de discours tenus par des universitaires anglo-saxons, des écrits abscons souvent que ne lit sans doute pas monsieur tout le monde (s’il existe…); à la prendre (un peu) au sérieux, cette position pour un queer intellectuel (c’est mon terme) suppose que tout le monde peut parler valablement de tout et de n’importe quoi pourvu que cela soit un peu en dehors des clous de l’université française, ce qui me parait être absolument la logique à l’œuvre dans un émission d’infotainment quelconque. Pour ma part, je me reconnais dans le portrait du « positiviste -scientiste » dénoncé par Vidal (à la mesure de mes connaissances et de mes capacités), d’où bizarrement, le fait que je ne parle pas ni de plomberie ni de chimie organique dans mon blog.

  3. Cher Collègue,
    Comme souvent, je suis en total accord avec ce que vous écrivez. Les suppléments livres des quotidiens sont indigents et on pouvait en effet attendre de la parution des revues de livres quelque chose d’autre.
    Quelle déception en effet. La RiLi est très orientée sciences sociales mais son option politique est telle qu’elle en devient vite illisible tant elle est prévisible – un peu à la manière du Diplo.
    Books, no interest no comment.
    Non fiction enfin, est bien décevante en version papier en effet… Cela ne rend en rien compte de la diversité et de la richesse du site en ligne auquel je participe avec plaisir comme vous savez. Et puis l’orientation politique dont vous faites état est en effet trop visible et prévisible elle aussi même pour qui en partage certains traits… Ce n’est pas faute d’avoir essayé de mettre en garde l’équipe rédactionnelle !
    Bref, revues des livres morne plaine. Il nous reste la NYRB et le TLS, indeed.
    Bien collégialement.

  4. Je suis très largement d’accord avec ce que vous écrivez, avec un humour caustique réjouissant. La RILI ne remplit pas les espérances qu’elle avait fait naître au premier numéro, même si je continue à l’acheter. Les interventions de Jérôme Vidal, par ailleurs éditeur, me semblent déplacées à tous égards dans une revue « sur les livres et les idées » : soit par leur orientation de commentaire politique sur l’actualité , « politicienne » (le NPA), soit par la violence du propos contre G. Noiriel et G. Mauger, niant tout discours scientifique sur le monde social. L’iconographie effectivement très moche et répétitive pourrait laisser la place à d’autres articles. Enfin, pour un panorama qui se veut international (et saluons cette ambition très noble, sans ironie) le point de vue politique centré sur l’observation de ce qui se passe quelque part entre le PCF et le PS (français) me semble un peu trop de place. Je n’ai pas lu Books que j’ai pris comme une sorte de récupération « marchande » du créneau de la RILI, mais votre analyse du contenu confirme mes impressions sur le contenant (la lecture de la couverture, qui n’avait rien de plus fracassant que célébrer Lévi-Strauss, quelle audace !). Nonfiction m’était inconnu, alors que je fréquente parfois le site de la Vie des Idées qui me semble très riche (trop riche ?). Finalement, l’équivalent du TLS ou NYRB est encore à inventer…

  5. @ VJD : je suis content que mon humour vous plaise, et de ne pas être le seul déçu de ces aventures éditoriales, prometteuses en principe. Malheureusement, comme ces trois revues ont ouvert un cycle, comme elles ont en tout cas « galvaudé l’idée », et il va falloir attendre un certain temps pour pouvoir espérer avoir mieux.

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