Jon Elster, Le désintéressement.

Il y a quelques années un des fondateurs de la revue Politix m’avait rappelé que cette revue avait décidé de se distinguer en ne publiant jamais de recensions d’ouvrage purement négatives, ceci afin de tirer les mœurs du milieu vers le haut plutôt que vers le bas (et aussi, par manque objectif d’espace pour rendre compte déjà des bons livres). Je vais ici enfreindre cette règle morale et dire tout le mal que je pense de l’ouvrage de John Elster, Le désintéressement. Traité critique de l’homme économique I (Paris: Seuil, janvier 2009).

Le thème officiel de ce livre, comme en témoigne le quatrième de couverture, est de démontrer à la face des économistes du rational choice qui seuls semblent exister à ses yeux, que l’intérêt ne peut être le seul motif pertinent pour expliquer les conduites. (Notre auteur oublie par ailleurs totalement l’approche keynésienne des agents économiques, avec des agents intéressés, largement irrationnels et grégaires à la fois.) Je cite le quatrième de couverture (la partie la plus claire de l’ouvrage au demeurant) : « L’ambition de ce livre est de démontrer que les motivations désintéressées sont plus importantes dans la vie sociale que ne le conçoivent les modèles économiques aujourd’hui dominants ». On ne s’étonnera pas alors que dans l’Humanité le livre reçoive un accueil favorable sous la plume de Christian Godin, philosophe. Ce dernier y voir une démonstration que le désintéressement, même sous le masque de l’intérêt, existe. La perception de l’ouvrage est plus dubitative chez Olivier Morin sur nonfiction, recension que j’invite à lire et qui me parait une vision moyennement positive de l’ouvrage. Des doutes affleurent dans la petite notule de Christian Chavagneux. Il indique que le livre est « barbant »(sic). Pour ma part, j’ai trouvé ce livre parmi les pires qu’il m’a été donné de lire depuis longtemps.

Pourquoi? Tout simplement parce que la manière de démontrer de J. Elster est presque insupportable à la lecture. Le livre est donc censé  démontrer que l’intérêt ne mène pas le monde, mais, en réalité, il fait (semblant de faire?) crédit à l’optique intéressée des choses au point d’essayer d’expliquer l’ensemble des comportements humains par des formes subtiles d’intérêt intéressé, non pas à l’intérêt (matériel ou autre) direct de l’individu, mais à la bonne image de soi qu’il recherche,  soit face à un public extérieur, soit face à son for intérieur.

On croit comprendre (p. 336) dans la conclusion que tout son travail vise à distinguer  aussi finement que possible:

– l’intérêt (l’égoïsme), ce qui serait le seul motif accepté par les économistes classiques du soupçon, qui voient de l’intérêt partout pour ne pas apparaitre comme de grands naïfs (voir le chap. 1, L’herméneutique du soupçon, p. 25-55);

– le souci désintéressé (l’altruisme, et toute autre forme de philosophie du bien commun), qui ,si j’ai bien compris, existe quand même et peut motiver l’action, mais dont finalement l’auteur donne peu d’exemples sinon en creux par l’échec des autres explications à rendre compte des conduites;

– le « souci externe du désintéressement », soit l’importance de paraitre aux yeux du monde de paraitre désintéressé;

– le « souci interne du désintéressement », soit l’importance de paraitre à ses propres yeux comme quelqu’un de bien mu par des soucis désintéressés.

Le fait est que l’auteur nous noie dans des distinctions qui, par moment, ne semblent pas si intéressantes que cela à force d’être subtiles et contournées et surtout consacre des pages et des pages à ces deux derniers motifs de l’action. Or ces deux motifs ressemblent à s’y méprendre à une explication par l’intérêt d’une conduite apparemment altruiste. Il insiste ainsi beaucoup sur un « effet Valmont », du nom du célèbre personnage de roman, qui consiste en gros en la joie que l’on ressent d’être perçu comme un brave type par l’assistance quand on fait une bonne action au départ par simple intérêt visant à tromper son monde. On comprend enfin (à la dernière page, p. 356) que l’auteur nous indique avoir cru démontrer en poussant par l’absurde les modes d’explication par l’intérêt (y compris en prenant en compte les formes bâtardes de souci du désintéressement aux yeux d’autrui ou de soi-même) que, finalement, il doit bien y avoir des actions mues par le souci désintéressé à l’état pur.

Or, si tel est bien le fin de mot de l’histoire, que cela est mal narré!

John Elster vise sans doute à impressionner et séduire à la fois le gogo avec l’étendue de ses démonstrations. En effet, il ne cesse de renvoyer le lecteur à un autre moment de l’ouvrage, « on en reparlera plus tard », semble être son slogan. Il est vrai que ce texte est issu d’un cours, mais j’aurais aimé qu’on nous dise précisément à chaque fois que la formule fatidique apparait à quel page exactement, il faut se reporter pour comprendre le fin mot de la démonstration en cours.

Par ailleurs, il cherche à impressionner le tout venant du lecteur par l’usage de quatre registres d’univers référentiels le plus souvent distincts : la littérature la plus élevée, à savoir les moralistes français du Grand Siècle et une bonne dose de Marcel Proust; les classiques de la science politique, de la philosophie ou de l’économie, Hume, Marx et Tocqueville en tête; les études d’économie expérimentale  les plus récentes (avec un soupçon de théorie des jeux); et enfin la littérature historique ou spécialisé sur les divers terrains couverts par les chapitres (sur le vote du 4 août 1789 par exemple ou les discussions constitutionnelles nord-américaines des années 1780). Très impressionnant en effet, du grand art, il reste que, pour citer un autre auteur du Grand Siècle français, « tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Or ici rien n’est très clair, et les changements incessants de registre finissent par être pénibles. On a souvent l’impression en particulier pour les moralistes ici cités que l’usage qu’en fait J. Elster vise uniquement à enjoliver son texte, et qu’il leur prête une qualité de théorisation sous-jacente  à la littéralité de leur propos qui me fait douter de la pertinence du propos. Un peu de contextualisation de leur propos ne nuirait sans doute pas… Les moralistes du Grand Siècle jouent ici le rôle que les présocratiques jouent dans d’autres proses.

S’agissant d’un texte se prétendant « traité » (ce qui suppose  dans la langue française une mise en ordre des connaissances sur un sujet), j’aurais préféré que l’auteur nous dise par exemple clairement quels sont les apports de l’économie expérimentale à une étude empirique des intérêts, plutôt que de nous perdre en route entre les moralistes, Proust, les Constituants américains, les attentats-suicide et autre sujets abordés en passant, tout en parlant quand même d’économie expérimentale de temps à autre.

L’auteur se défendra sans doute en disant que je n’ai rien compris, mais un « traité » devrait être compréhensible par tout un chacun, fusse-t-il simplement enseignant à l’Université, en province en plus.

Plus encore, en tant que politiste, j’ai été littéralement effrayé par la légèreté du traitement de la question du vote (chap. 8 Le paradoxe du vote, p. 243-272). La démonstration vise sans doute à démontrer que la simple hypothèse de l’électeur rationnel ne suffit pas à expliquer le vote. Mais est-il besoin de raconter des bêtises en passant?

Je cite (croyez-moi) : « D’autre part, lorsque les conditions le permettent, un candidat ou un parti peut payer le citoyen pour voter en sa faveur, ce qui exige évidemment qu’il soit présent. Dans le régime du bulletin secret, on peut exclure cette hypothèse. (p. 257) » En lisant cette phrase, j’ai failli mettre l’ouvrage directement à la poubelle. Petit rappel au mal lisant J. Elster : il existe  : a) de fortes présomptions que, même lorsque le vote est officiellement secret (avec des urnes, des isoloirs et toutes les technologies possibles et imaginables pour garantir le secret du suffrage), des personnes intéressées puissent « acheter » des votes à des électeurs prêts à leur vendre (cf. le cas italien…. mais bon c’est un autre monde l’Italie…) ou puissent surveiller le fait même de voter (listes d’émargement) ; b) toute une littérature sur le vote clientéliste (individuel, familial, groupal, etc.) existe et prolifère qui n’exclut pas loin de là un échange « matériel » entre éligibles et électeurs.

Autre grande idée d’Elster : « On sait pourtant que, dans de nombreux pays, le taux de participation augmente en fonction de l’échelle des élections, sauf en ce qui concerne les élections au Parlement européen.  » (p. 259) Ah bon? Y a-t-il un spécialiste de la Suisse dans l’auditoire?

Encore : « Premièrement , un candidat ou un parti représente toujours un très grand éventail de positions portant sur des questions très diverses. Inutile, je pense, d’insister sur ce point dans le contexte français actuel. Il sera alors très difficile  de déterminer quel est l’élément de la plate-forme qui, pour un votant donné, a motivé son choix. Souvent, il ne saura sans doute pas le dire lui-même. » (p. 270-271) En lisant ces lignes, qui font allusion à une exception française inexistante en la matière (partout où l’on vote démocratiquement les programmes présentés aux électeurs ont tendance à proposer un « très grand éventail de positions portant sur des questions très diverses »), j’ai eu une pensée émue pour tous mes collègues grenoblois (entre autres) qui travaillent sur des données de sondages, et qui pensent pouvoir donner une réponse fondée empiriquement à ce genre d’interrogations. Une pensée émue pour tous ces malheureux politistes de tous les pays qui s’y essayent de même avec leurs données de sondage ou leurs interviews non directifs,  récoltées à grand peine.

Au total ce chapitre ne mène à rien de bien concluant. Pas étonnant d’ailleurs, J. Elster nous dit  lui-même, en effet peut-être conscient de la confusion de ses propres propos : « Les remarques un peu décousues (sic, c’est vrai!) que je viens de présenter avaient pour seul but d’illustrer le mélange de motivations intéressées et désintéressées que l’on peut constater dans le vote populaire. L’intérêt ne constitue pas le facteur prépondérant dans tous les cas, mais il compte parfois pour beaucoup ». (p. 273) Et oui, ça dépend, mon bon monsieur, mais cela nous le savons depuis au moins 1848, et nous voilà bien avancé. Un étudiant me raconte cela à la fin d’un exposé, il sait ce qui l’attend.

Ce chapitre m’a bien sûr particulièrement énervé pour avoir moi-même quelques idées sur la question du vote populaire par nécessité professionnelle, mais du coup,  j’en suis venu à supposer (malicieusement) que tous les spécialistes des domaines évoqués par ailleurs doivent avoir la même impression. En effet, on est toujours impressionné par le manque de clarté d’un auteur connu et reconnu, on se croit coupable de ne rien y comprendre par défaut d’intellect, or ce genre de passage, où l’on se trouve sur le même plan que l’auteur, nous ramène à la conclusion plus évidente, que notre auteur est confus et qu’il ne sait pas bien où il va ou qu’il ne sait pas bien l’expliquer.

Je suggère donc pour la réédition en poche de cet ouvrage (si elle existe) une réécriture complète du texte pour le rendre fiable et compréhensible, et, comme on dit aux étudiants au prise avec leur Master recherche, faites des conclusions de chapitre, annoncez où vous allez et tenez-vous y!

Ce livre m’a d’ailleurs tellement exaspéré que j’en suis venu à regretter que, dans le commerce de la librairie, on ne soit pas autorisé à ramener l’ouvrage  au vendeur, à se faire rembourser le prix de l’achat, à charge bien sûr d’écrire une page de critique rationnelle de l’ouvrage (comme lorsqu’on rend un yaourt faisandé). Pour rester dans les jeux rationnels à la Elster, cela améliorerait la qualité de ce qui est édité en sciences humaines, et interdirait ce genre de publications. Dans le cas d’espèce, je ne peux m’empêcher de remarquer que le livre, qui n’est visiblement que la reprise peu retravaillé d’un cours du Collège de France, est édité dans une collection dirigé par Pierre Rosanvallon, lui-même enseignant en ce lieu. Copinage, avez-vous dit? Cela serait sans gravité si un véritable éditeur avait averti l’auteur du peu de clarté de son écrit.

Donc surtout ne lisez cet ouvrage! Est-ce bien clair?

Ps. Merci à des lecteurs attentifs de m’avoir signalé une erreur (marquée en rouge désormais): un « intéressé » à la place d’un « désintéressé » dans la citation du quatrième de couverture. Cette erreur (ou ce lapsus) traduit sans doute de ma part le sentiment qu’à force de voir de l’intérêt dans le désintéressement sous prétexte de démontrer l’importance du désintéressement  dans l’action humaine le lecteur finit par penser qu’il s’agit en fait de prouver le contraire.

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12 réponses à “Jon Elster, Le désintéressement.

  1. Joli lapsus dans la citation extraite de la 4è de couverture : “L’ambition de ce livre est de démontrer que les motivations intéressées sont plus importantes dans la vie sociale que ne le conçoivent les modèles économiques aujourd’hui dominants”. Elster parle bien des motivations « désintéressées », non ?

  2. Lapsus révélateur? Dans votre deuxième paragraphe, il s’agit bien de « démontrer que les motivations DESintéressées sont plus importantes ».

  3. Merci de m’avoir signalé cette bourde, révélatrice il est vrai.

  4. Sans vouloir défendre un livre que je n’ai pas lu, ça ne me semble pas totalement inintéressant (sic) d’évoquer le fait que le désintéressement peut être une conséquence de la volonté de gagner l’estime des autres ou même la sienne propre (ce qui n’est pas tout à fait la même chose) : le type même d’intérêt au désintéressement que défendait Bourdieu. Le cite-t-il d’ailleurs ? Si oui, qu’en dit-il ?
    Ensuite, en effet, la démonstration paraît bien faible…

  5. J’ai lu avec plaisir votre critique que je partage.
    Le plus grand tord de ce livre c’est l’usage immodéré des citations-camouflages. Cela lui donne un semblant d’érudition copier-coller dans chaque chapitre du livre. Alors même qu’il est clair que Mr Elster ne maîtrise pas le sujet qu’il tente de développé dans ce livre. Cependant, manifestement, Mr Elster n’a pas « lu » les auteurs qu’il cite. On a plutôt l’impression qu’il a pioché par-ci, par-là des réflexions, tout en se gardent lui-même d’y réfléchir sérieusement, d’où les occultations en très grands nombres. Lesquelles, lacunes référentielles, montrent à l’envie l’absence de réflexion de l’auteur sur le sujet du désintéressement ; vieux sujet qui a chaque période c’est nommé autrement : l’amitié, le renoncement, etc… D’autre part on peut s’inquiéter de ce pseudo académisme lequel rend effectivement la lecture complètement décousue. On pourrait dire: qui dissuade de progresser dans l’expertise du sujet à partir du « travail » proposé par l’auteur. Alors que, dans le même temps, l’auteur, tout du long du livre, ne cesse de nous dire qu’il en sait quelque chose (sic). Un peu comme ces vieilles gens qui disent à tout bout de champs : « je me comprends! ».

  6. Ce blog est rassurant ; la coïncidence suivante le prouve.

    La semaine dernière, j’ai lu trois chapitres d’Explaining Social Behaviour (je lis les chapitres dans le désordre), et il y a deux ou trois pages dans chaque chapitre que je ne parvenais pas à comprendre.

    J’en informais mon collègue de bureau finlandais, en lui expliquant que c’était la fin du cycle intellectuel d’Elster, et que l’ouvrage était sans doute très très abouti… Lui me répondit, avec une impassibilité toute nordique : “j’aurais plutôt tendance à penser que c’est un échec de la part de l’auteur”.

    Bingo !

    C’est vrai que tout est loin d’être clair chez Elster, et tout ce que j’ai vu de lui à l’oral (cf. l’entretien à La vie des idées, les cours au Collège de France) est borderline incompréhensible. N’empêche qu’Explaining Social Behaviour est un manuel très utile (construit avec les mêmes bases que celles décrites dans votre note : littérature, histoire, psychologie sociale, etc.).

    Sur les intérêts, je recommande plutôt les derniers textes de Philippe C. Schmitter, limpides malgré un degré de complexité très élevé (et lui cite Helvetius dans le texte… chacun ses classiques).

  7. @ Laurent W.: sur P. Bourdieu dans le livre, il est effectivement cité au début de l’ouvrage (p. 43-46), entrelardé de considérations sur Nietzsche qui perturbent le fil du propos, mais ceci pour en souligner les limites : « Au delà de ces ambigüités (dont je l’avoue je n’ai pas bien compris le sel et dont je ne peux donc rendre compte ici), l’analyse de Bourdieu souffre d’une lacune. Elle présuppose que les comportements désintéressés se produisent toujours dans l’espace public. » (p. 46) En fait, la position générale d’Elster, bien au delà du cas de P. Bourdieu, semble être de minimiser tout acquis de la sociologie en général, et ce tout au long de l’ouvrage. Il fait tout de fait pour ne pas faire appel à la simple notion de « norme sociale » par exemple.

    @phnk : De fait le livre dont je fais le compte-rendu m’est apparu si peu clair (par exemple à l’instant quand j’ai rédigé la petite réponse qui précède) que je me suis demandé qu’il ne s’agissait pas en fait d’un problème linguistique, ou encore d’un problème de transcription lié au fait qu’il s’agisse au départ d’un cours professé à l’oral: la version écrite aurait perdu toutes les modulations de ton qui permettaient de transcrire les véritables intentions de l’auteur.

  8. Pingback: Faut-il commenter les articles ratés ? :: Boîte noire

  9. Il est assez ironique de constater que Jon Elster est sans doute le sociologue le moins … désintéressé que l’on puisse imaginer. Ce type, qui est particulièrement détestable, est prêt à écraser quiconque se dresse devant lui; une sorte de Bourdieu norvégien, quoi!

    • J’ai eu à côtoyer J. Elster, justement pendant la rédaction et la sortie du livre « Le désintéressement ». Je ne peux que confirmer les propos de RM. Ce livre est clairement un objet éditorialo-académico-médiatique qui n’a aucune valeur en soit. Elster lui-même se garde bien lire ce livre qu’il n’a pas conçu, qui sont des notes de cours rassemblées par quelqu’un d’autre, et très vraisemblablement, si lui reste un peu de cynisme, s’il n’a pas perdu tout sa tête, il doit être le premier étonné que l’on puisse lire et plus encore tirer des réflexions à partir de ce truc…

  10. @ Bulles : en même temps, il faut bien que quelqu’un s’y colle à cette lecture pour prouver que le livre est sans grand intérêt. C’est ce que j’ai fait, autant de temps perdu pour moi, mais autant de temps gagné pour d’autres. C’est aussi cela la fonction d’un enseignant-chercheur.

  11. Je viens de tomber sur ce compte-rendu de l’ouvrage par Gloria Origgi, qui connaît bien les travaux d’Elster et al. (elle a co-signé un papier avec Diego Gambetta sur la médiocrité universitaire italienne).

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