Petite précarisation entre amis

C’est toujours une joie mitigée que de voir  se réaliser ses plus sombres prévisions sur un point de la réalité qui vous tient à cœur : joie intellectuelle d’avoir exercé sa raison avec justesse, tristesse profonde de constater que le regrettable se trouve effectivement en train de se produire comme on l’avait prévu. C’est le sentiment que j’ai eu en découvrant hier l’annonce suivante sur la liste de diffusion de l’Association nationale des candidats aux métiers de la science politique (ANCMSP) :

Sciences Po [X censuré pour ne pas rattacher le problème à une institution en particulier] recrute deux enseignants chercheurs à temps partiel.

Dans le cadre de la réforme du cycle Master de son Diplôme, Sciences Po [X], grande école publique rattachée à l’Université [Y] et au PRES [Z], recrute à partir du 1er septembre 2011 deux enseignant(e)s chercheur(e)s à temps partiel sur des contrats d’établissement d’un an renouvelable [je souligne]. Confronté à un sous encadrement chronique en enseignants chercheurs statutaires, l’établissement fait ce choix, contraint et raisonné [contraint peut-être, mais raisonné vraiment?], dans le but de proposer un statut et une reconnaissance minimales [effectivement, c’est le terme : « minimales »] à des docteurs sans poste qui contribuent, par les responsabilités pédagogiques et administratives qu’ils endossent, à son développement [formulation bien maladroite qui laisse à penser à cause de l’usage du présent de l’indicatif qu’il s’agirait de légaliser une situation de fait déjà en cours]. La rémunération équivaudra à celle d’un MCF en début de carrière sur la base d’un temps de travail de 50% [ne surtout pas faire le calcul et ne pas comparer à un revenu du secteur privé au même niveau de qualification, ou alors considérer que « doctorat en science politique  = BTS ou DUT » ]. Il sera demandé aux personnes recrutées d’assurer une charge d’enseignement de 96h équivalent TD et de participer directement [ je souligne] à la gestion et à l’animation de deux majeures du cycle Master.

1er poste Le-la candidat(e)[n’oublions pas d’être politiquement correct] sera titulaire d’un doctorat en science politique obtenu en France ou à l’étranger. Il (elle)[idem] pourra faire valoir d’une solide expérience d’enseignement (magistral et TD) [mais il recevra, voir plus haut, un demi-salaire de débutant] , de préférence dans un département universitaire de science politique ou dans un Institut d’Etudes Politiques, et d’un dossier de recherche conséquent [pour un salaire de débutant, n’est-ce pas?]. La maîtrise de l’anglais et la capacité à enseigner dans cette langue sont souhaités [spécial bonus, qui ne vaut pas supplément de salaire!]. Il (elle) sera rattaché(e) pour ce qui concerne ses activités de recherche au [laboratoire W] (UMR CNRS). Les thématiques de recherche et d’enseignement recherchés sont: la sociologie des relations internationales, la sociologie des conflits, l’étude des politiques de sécurité, les questions stratégiques comparées… Le-la candidat(e) retenu aura à exercer des responsabilités d’animation [autrement dit, la direction d’une filière de formation à créer avec tout le travail qui s’en suit, ce qui signifie d’évidence en heures plus qu’un mi-temps, surtout si la formation n’est pas en phase de croisière] de la Majeure Stratégie Intelligence et Gestion des Risques au sein de la spécialité Carrières Européennes et Internationales.

2ème poste Le-la candidat(e) sera titulaire d’un doctorat en science politique obtenu en France ou à l’étranger. Il (elle) pourra faire valoir d’une solide expérience d’enseignement (magistral et TD) [idem], de préférence dans un département universitaire de science politique ou dans un Institut d’Études Politiques, et d’un dossier de recherche conséquent [idem]. La maîtrise de l’anglais et la capacité à enseigner dans cette langue sont souhaités [idem]. Il (elle) sera rattaché(e) pour ce qui concerne ses activités de recherche au [laboratoire W] (UMR CNRS). Les thématiques de recherche et d’enseignement recherchés sont: la sociologie des relations internationales, la sociologie des conflits, l’étude du rôle des ONG et de la société civile dans la résolution des confits, l’analyse de la médiation et de la négociation internationales, la religion comme acteur international… Le-la candidat(e) retenu aura à s’investir [ô que ce terme sonne doux aux oreilles néo-managériales, s’investir? késako?] au sein de la Majeure Conflits et Développement au sein de la spécialité Carrières Européennes et Internationales.

Il est possible de faire acte de candidature pour l’un et l’autre poste. Les dossiers de candidatures sont à adresser à Monsieur le Directeur [etc., je ne veux vraiment pas personnaliser l’affaire, j’avais cependant oublié dans un premier temps de supprimer le nom du laboratoire de recherche concerné.]

Cette offre se passe presque de commentaires! Mais allons-y tout de même.

Premièrement, il se confirme que les nouvelles formes d’emploi ouvertes par les récentes réformes universitaires dans le domaine de l’enseignement et de la recherche aboutissent, non pas seulement à payer mieux des enseignants-chercheurs ou chercheurs que les Universités françaises iraient débaucher sur le marché international des valeurs académiques montantes (les « stars »), mais aussi à payer aussi peu que possible et à précariser les personnels désirant entrer dans la carrière académique. Ces deux offres, qui correspondent en charge de travail effective d’évidence  à plus que des mi-temps, ainsi que les pré-requis qu’on exige des candidats (en rien différents de ceux qu’on exige par ailleurs des statutaires dans la même institution), sont une démonstration éloquente de ce point. Faute de budget suffisant attribué par ses tutelles, la structure, tout en se rengorgeant de son excellence et sa réforme en cours,  fait payer le prix de l’ajustement financier aux derniers entrants, à ces malchanceux qui feront la même chose (et peut-être même plus) que leurs collègues pour bien moins cher, et, qui, en plus, pourront être mis à la porte dès qu’ils seront devenus importuns, mais qui auront un « statut » meilleur qu’encore pire (des vacations, je suppose!). On me rétorquera qu’après tout, c’est la même chose  pour la plupart des jeunes entrants sur le marché du travail dans le secteur privé (avec les CDD et autre intérim), sauf qu’en France, l’emploi en CDD et en intérim, même pour les jeunes, suppose (encore à ce stade) le paiement d’une prime de précarité (10%), calculée comme un pourcentage du salaire équivalent des personnes en CDI. Un précaire smicard touche plus à la fin des mois où il a travaillé qu’un statutaire smicard. (Situation qui chagrine d’ailleurs fort le patronat… qui voudrait un contrat unique…)

Deuxièmement, d’évidence, ces postes sont en réalité fort mal payés, à part en espérance! Ce sont des mi-temps, avec certes une paie à mi-temps, mais cela ne tient nullement compte de la spécificité du travail académique. Je vois mal en effet les personnes occupant ces postes réduire leur activité de recherche de moitié, parce qu’elles sont payées à mi-temps. Rappelons en effet qu’un enseignant-chercheur consacre selon la définition officielle du métier  la moitié de son temps à l’enseignement (soit 192 heures équivalent TD ou, en d’autres termes, 800 heures en comptant tout ce que cela représente en préparation, corrections, etc.) et l’autre moitié à la recherche (soit 800 heures). Dans le cas présent, les personnes choisies vont faire très probablement 800 heures de recherche (d’autant plus qu’elles voudront « nourrir leur dossier » pour aboutir plus tard à un  poste statutaire de MCF ou de chercheur CNRS), 400 heures de travail liées aux 96 heures équivalents TD à faire devant les étudiants, et enfin un nombre indéterminé d’heures liées à la direction ou à l’animation de formation de niveau  master. Autrement dit, nous ne sommes pas loin en pratique de payer un travail à plein temps d’une personne pleine d’expériences au prix du mi-temps de débutant. Belles soldes, que voilà! Bien mieux qu’à la Samaritaine! (La seule façon de rétablir l’équilibre serait que les personnes concernées partent la moitié de l’année à l’autre bout du monde pour y faire leur recherche dans une autre Université payant l’autre moitié de cette dernière).

Troisièmement, il s’agirait là de la part de l’institution concernée d’un choix « raisonné ». C’est vrai au sens où réduire les rations sur le Radeau de la Méduse tend à permettre à quelques uns de survivre plus longtemps au désastre en cours. Mais, pour le reste, cela revient à avaliser le fait que l’Université est sous-financée par rapport aux nobles objectifs qu’elle se donne, qu’elle s’apprête résoudre le problème grâce à l’existence d’une vaste armée de réserve de docteurs sans postes auxquels, de toute façon, il  n’est plus possible de valoriser autrement les nombreuses années de doctorat et de post-doctorat que par ce genre de postes (transitoires en principe…), qu’il est bon que ces gens soient payés d’espoirs d’obtenir un jour (quand leur Prince viendra…) un poste statutaire, bref, on se trouve à peu prés là dans la même situation « morale » que n’importe quelle entreprise qui profite de l’état dégradé du marché du travail pour imposer ses conditions aux travailleurs. Cela ne me choque pas tant que cela du point d’une entreprise, dont le seul objectif est la maximisation du profit de ses actionnaires, et de la part de dirigeants qui sont bien payés pour cela. C’est le jeu capitaliste ordinaire, mais, dans le monde académique, où les décisions sont censées être prises par un groupe de pairs au nom d’autres objectifs (formation des étudiants, recherche désintéressée), je ne vois là qu’une exploitation des « outsiders » par les « insiders », et surtout qu’un manque de courage de la part des dirigeants de ces institutions. Si vous n’avez pas l’argent pour faire fonctionner votre boutique, eh bien diminuez la voilure, n’ouvrez pas de nouvelles filières, officialisez que vous ne pouvez pas faire plus avec moins. Arrêtez donc de faire semblant que vous pouvez faire des miracles – que vont payer en pratique les derniers entrants. Ce faire semblant que tout va bien est sans doute l’une des causes majeures de l’atonie du monde universitaire. Le bateau coule, mais que l’orchestre continue à jouer et les convives de valser!

Quatrièmement, je sais bien que, malgré mes propos, ces postes seront pourvus, qu’il se trouvera sans aucun doute des docteurs sans poste pour trouver au final les conditions acceptables dans l’espoir d’un retour sur investissement en terme d’un poste à statut. C’est certain que le piège socialement construit par l’état du marche du travail en général s’est refermé sur certains qui ont bien trop investi dans l’espoir d’une carrière académique pour renoncer à ce stade. Serais-je moi même encore dans ce cas, peut-être tenterais-je moi aussi  de candidater, en me demandant en plus – misère! – si la compétition est vraiment ouverte. Pour le présent, il n’y a donc pas grand chose à faire, mais, pour l’avenir, cela me confirme qu’en tant qu’enseignant-chercheur, je dois décourager le plus possible les étudiants qui en auraient l’intention de faire une thèse. Les gains en terme de carrière à en attendre semblent de plus en plus compromis. Une profession qui accepte de se précariser ainsi signale bien l’écroulement en cours de son poids réel dans la Reproduction sociale. De fait, en entrant sur cette pente au nom d’un raisonnement bien pesé,  il n’existe par d’autres limites à la baisse des conditions de recrutement qu’un ajustement « automatique » par la disparition progressive du vivier des docteurs sans poste. Il parait que le nombre d’entrants en thèse diminuerait, voilà la seule bonne nouvelle pour l’avenir.

Enfin, bonne chance aux candidats à ces deux jolis postes de tout repos!


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10 réponses à “Petite précarisation entre amis

  1. Bonjour,
    je viens de faire la campagne MCF dans une autre matière. Idyllique l’évolution du métier pour les nouveaux « insiders ». De plus l’expérience des grêves de 2009 a montré la lâcheté politique de nombre d’universitaires capables de faire ce genre de choix « raisonnés » comme vous dites. J’adore.
    Pour rajouter un élément : je ne sais pas si les 96h vont vraiment être payées de moitié, si c’est le cas, ça va vraiment faire peu (moins de mille euros non ?). A ma connaissance, même les demi-postes d’ATER sont payés aux 3/4. Sinon on peut tout de suite se mettre au RSA au bout d’un moment aussi. Cela laissera plus de temps pour la recherche…

  2. @ erikantoine : je n’ai aucune information particulière sur le montant du salaire proposé, mais j’ose espérer qu’effectivement, on sera au moins au niveau d’un demi-ATER en net, plus si possible.

    Il est d’ailleurs significatif que cette offre d’emploi ne précise pas le salaire directement le salaire prévu sur une base annuelle, mensuelle ou horaire par exemple (comme dans les petites annonces du privé), il est clairement pensé en fonction du coût pour l’institution, mais pas en fonction du gain pour l’employé, qui en découvrira le montant en recevant sa première fiche de paie.

  3. Bonjour,
    je me permets de laisser un petit commentaire qui ne fera pas avancer le schmilblick, mais prendra plutôt la forme du témoignage en forme de « coup de gxxxx » (je m’excuse par avance de déroger aux règles de la bienséance académique).
    Étant doctorant en science politique (3ème année), je peux confirmer que bien souvent je me demande dans quelle galère je me suis embarqué… Autant d’efforts pour avoir quoi au bout? Frustration, ressentiment, dégoût, colère, haine?
    Les études de médecine sont longues et difficiles, mais, au moins, à la fin les étudiants sont des médecins…
    Et les titulaires, que je fréquentent régulièrement en tant qu’élu doctorant dans un ED, continueront de s’étonner du manque d’étudiants en DEA, de regretter les abandons trop nombreux de doctorants qui étaient pourtant « bien partis », et, ô sacrilège, financés. Tout cela sans se poser la question de l’état du marché du travail académique.
    Mon point de vue, qui encore une fois ne résulte pas d’une analyse mobilisant des ressources scientifiques, est que l’Université française est un bateau en train de couler et que je ferai mieux de me construire une bouée de sauvetage plutôt que de continuer ma thèse.
    Bon courage à tous, titulaires compris, quand même…

  4. @ Bobo : je ne crois pas que tous les titulaires soient aussi aveugles que vous ne le dites à la situation de crise, mais peut-être sont-ce qui ne siègent pas dans les instances…
    En même temps, j’avoue que, moi-même, à chaque discussion avec des doctorants ou des docteurs sans poste, je me rends compte du décalage des expériences.

  5. Bonjour

    auriez-vous un lien ou un document original ? Je souhaite participer à une large diffusion de cette annonce et faire s’exprimer et s’engager des responsables des mondes académique et politique sur ce sujet.

    Merci.

    • @ PR27 : j’ai tenté de vous répondre, mais votre adresse mail semble invalide. Tous les membres de la liste ACMSP ont dû recevoir le 7 juin 2011 le mail dont je cite le contenu.

  6. Tout cela est déplorable…. Continuer à lutter, par vos billets de blog notamment, à expliquer et prévenir les docteurs et les étudiants futurs thésards.

    J’ajouterais également qu’il faut bien insister sur les conditions de plus en plus déplorables de travail une fois titulaire. Le choc, surtout après avoir accepté de servir les mandarins ou d’avoir travaillé pour des cacahuètes, est rude.

  7. @ P. W. : désolé de ma réponse tardive, mais vous avez entièrement raison. Pour les nouveaux MCF (ou chercheurs CNRS), l’atterrissage est parfois bien rude par rapport aux espérances. La dernière réforme qui a dû se résoudre à augmenter (un peu) les salaires des titulaires débutants est au moins le signe que même ce gouvernement perçoit (parfois) le problème des titulaires, c’est dire!

  8. Je me permets de laisser un petit message quand aux « BTS ». J’ai eu l’impression au cours de mes 2 années à Sciences Po que les BTS étaient extrêmement dévalorisés tant par les élèves (ayant fait « prépa ») que les professeurs (entendu en réunion de mi parcours des propos assez choquants). Certes, le niveau de diplôme n’est pas le même, mais les compétences sont bien là, et, au final, pour exercer un emploi c’est ce qui compte. (Car, malheureusement, un bon chercheur n’est pas forcément un bon enseignant capable de transmettre son savoir aux élèves…)

    J’avais démarré un BTS banque (mais je m’étais réorientée sur une licence plus généraliste). Si j’avais terminé ce BTS, je serai à l’heure qu’il est bien bien mieux payée que ce que je serai en sortant du Master Europe (si je trouve un travail, et ne nous leurrons pas, nous prenons « la crise » de plein fouet) et tout aussi bien payée qu’un enseignant chercheur (à temps plein.) Et, à l’heure actuelle, c’est un diplôme très recherché : les élèves sortent et sont directement capable de travailler sans formation supplémentaire.

    J’ai acquis la plupart des mes compétences (savoir-être / présentation / comptabilité / vie professionnelle) dans ce BTS et j’en suis très heureuse car je n’ai malheureusement rien appris de tout ça à Sciences Po. Et j’ai trouvé bien plus dur d’étudier en BTS qu’en master à l’IEP.

    Et, à l’heure actuelle, quand je regarde les offres d’emploi, je suis complètement déprimée et angoissée à l’idée de ne pas trouver de boulot en septembre. En plus, j’ai le sentiment que, même si j’ai acquis beaucoup de connaissances en 2 ans, j’ai finalement acquis très peu de connaissances et ne me sent formée pour aucun métier.

    C’était la minute inquiétude du matin, après avoir fait le tour des petites annonces emploi où je ne trouve absolument rien qui corresponde à mes compétences/mes qualifications. :)

    Au pire, je me reconvertirai encore une fois, dans la pâtisserie cette fois (cf. mon blog), et je sais que le Parlement recrute en plus ! L’artisanat, c’est porteur.

    • @ Alix : pour ma part, je n’ai jamais exprimé de critiques à l’encontre des gens ayant commencé en BTS leurs études supérieures. Je trouve cela plutôt bien vu comme parcours. L’IEP manque de diversité de parcours, au contraire.

      En même temps, sur le Master Europe, c’est un peu normal que vous ne vous sentiez formée à aucun métier au sens strict, parce que, par définition même de ce genre de formations généralistes, on vise largement des emplois qui ne sont pas codifiés par avance. Je vois bien en ayant quelques informations sur le parcours des anciens étudiants de l’IEP que les chemins sont extrêmement divers. Avec vos notions de comptabilité (si j’ai bien compris), vous n’êtes sans doute pas la plus mal armée pour trouver quelque chose d’intéressant.

      Il me semble aussi que le mois de juin n’est pas la meilleure période pour chercher de l’emploi. C’est donc normal de ne pas trouver grand chose… surtout en plus que là au niveau européen, il y a de quoi s’interroger sur la suite.

      Enfin, j’ai vu votre blog de pâtisserie. C’est très bien. C’est un peu politiquement incorrect, on se sent prendre du poids rien qu’à voir les images… En tout cas, c’est vrai, l’artisanat a besoin de gens, comme me le dit mon coiffeur chaque fois que je vais le voir, pourquoi pas au Parlement européen? Ensuite, il y a les concours internes… cela serait drôle d’être entré par la porte de la pâtisserie, pour finir haut fonctionnaire européen… en charge des normes de l’agroalimentaire…

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