Grèce : l’Europe en train de se détruire elle-même.

Comme il était éminemment prévisible, une majorité des parlementaires grecs (PASOK et Nouvelle démocratie) ont suivi cet nuit les consignes de vote de leurs leaders parlementaires. Ils ont voté tout ce que réclamait la « troïka » pour mettre en place le second « plan d’aide » à l’État grec. La « rue » elle s’est réveillée, mais les forces de l’ordre gardent toujours le dessus. Jusque là, tout va donc très bien. Everything is under control. Les marchés sont contents.

Dans le fond, ce scénario où les groupes dirigeants des deux partis qui ont (mal)gouvernés le pays depuis le retour à la démocratie dans les années 1970 s’entendent pour sauver l’État avec l’argent de l’Europe (c’est-à-dire des autres Etats européens), tout en sacrifiant le bien-être de la population grecque, ne devrait pas surprendre. Il y a bien des thèses en circulation en science politique qui expliquent que, dès le départ, la construction européenne fut un moyen de « sauver l’État-nation », sorti fort abîmé économiquement et politiquement de la séquence ouverte à l’été 1914 et finie au printemps 1945. En l’occurrence, en dehors des aspects financiers de la crise grecque, il y va aussi de la survie de l’ordre étatique grec actuel : les autres Etats et les dirigeants actuels de l’État grec ne peuvent que tomber d’accord à la fin. (On remarquera toutefois que les dirigeants européens se gardent bien de demander des mesures radicales d’économie qui toucheraient le cœur de cet État, comme la suppression pure et simple de l’armée grecque ou la fin de tout privilège pour l’Église orthodoxe). C’est d’ailleurs la règle générale dans la crise européenne actuelle : dans tous les cas, les gouvernants des Etats membres de l’Union européenne, quelque soit leur couleur politique, finissent par céder aux injonctions « supranationales » au nom même de la survie de leur État et du bonheur futur des populations assujetties. A-t-on oublié ainsi que les pays baltes se sont livrés à ce genre d’exercice d’ajustement structurel dès le début de la crise, et de manière encore plus brutale qu’en Grèce? Dans leur cas, vu la présence de minorités russophones sur leur sol (plus ou moins consistantes il est vrai), il était hors de question de laisser l’État s’écrouler, puisqu’un gentil voisin n’aurait pas demandé mieux qu’y rétablir l’ordre public à l’aide de ses milliards issus de la rente pétrolière. La Grèce n’est pas soumise à une telle menace de reprise de son territoire par une ancienne puissance (la Turquie ne voulant pas  à ma connaissance récupérer l’autre rive de la Mer Égée), mais le mécanisme est semblable : il s’agit simplement de sauver l’État grec – pas étonnant qu’il se trouve alors une majorité de députés pour voter de telles mesures.

Ce vote a toutefois une double conséquence. D’une part, si l’État grec risque bel et bien d’être sauvé, l’Union européenne abandonne par la même occasion, toute prétention antérieure à représenter un quelconque progrès social ou humain. Même en prétendant que le défaut de paiement serait pire, il va être difficile d’ignorer la baisse radicale du niveau de vie en cours. « Que le peuple grec crève, mais que nos créances soient payés! », semble en plus être désormais le slogan des pays créanciers (cf. les déclarations en ce sens du ministre allemand des Finances voulant que l’argent prêté soit mis sur un compte spécial remboursement de la dette).  Les coûts de l’ajustement des ex-pays de l’Est à l’économie de marché dans la première moitiés des années 1990 ont pu être présentés comme la conséquence, fâcheuse mais inévitable, de quarante années d’économie (mal)administrée. Les populations appauvries y avaient au moins gagné la liberté politique. Dans le cas de la Grèce actuelle, les autres dirigeants européens auront beau rejeter la faute sur les politiciens grecs ou la population grecque en général – ces fainéants buveurs d’ouzo!-, il n’échappera pas à grand monde que c’est l’inclusion de la Grèce dans la zone Euro en 2001 qui a abouti à ce désastre. Plus longtemps durera la descente aux enfers de l’économie grecque, plus il sera alors nécessaire de réfléchir sur les responsabilités. Je suppose même que, si la Grèce entre dans une dépression encore plus marquée qu’aujourd’hui, c’est la politique actuelle de l’UE envers la Grèce qui sera  vraiment mise en accusation, pas seulement pas les extrêmes comme actuellement. Tout cela pour dire que l’Union européenne qui s’est toujours présentée comme l’« empire du bien » (cf. par exemple ses déclarations et préambules), la douce puissance qui allait remplacer les vieilles querelles européennes, est en train de perdre tout privilège de ce point de vue. Le désastre est à mon sens aussi symbolique, et je doute qu’on puisse longtemps le confiner à la Grèce.

D’autre part, je me demande bien ce qui peut sortir des élections anticipées en Grèce. A ce stade, elles sont toujours prévues ce printemps. Cependant, si les électeurs grecs ne sont pas totalement idiots, ils ne peuvent que sanctionner les partis qui ont voté de telles mesures, en s’abstenant ou en votant pour l’opposition. Certes, il y aura le discours du chaos évité de la part des deux partis de gouvernement, mais que vaudra-t-il face à la réalité d’une dépression économique? Le plus prudent à ce stade pour l’État grec serait de ne pas organiser d’élections du tout jusqu’à nouvel ordre. Autre problème pour l’Europe… que d’admettre qu’il n’est plus possible à ce stade d’avoir une légitimation populaire à la politique qu’elle impose à la Grèce.

Ps 1. Allez voir sur le site du Point ce que dit le politiste grec Georges Contoeorgis sur les raisons de la crise grecque : un État aux mains d’oligarchies maffieuses, qui se servent sur la bête tant que c’est encore possible avec l’argent venu de l’extérieur. Il dénonce pour sa part tous les partis, ce qui ne laisse guère d’espoir aux Grecs. Il a un blog en grec… où l’on voit au moins qu’il intervient régulièrement dans les médias grecs. Son collègue, Seraphim Sefariades, dans Libération, est un peu plus optimiste (tout en rappelant la mise sous tutelle par la « troïka »), en rappelant que les Grecs peuvent encore se mobiliser.

Ps2. Toutes les péripéties de la semaine (menaces allemandes et hollandaises de se débarrasser du fardeau grec, hauts cris des autorités grecques contre cette attitude de plus en plus méprisante)  n’ont fait que renforcer cette impression de désastre symbolique : tout montre qu’il n’y aucun sentiment de « solidarité » chez certains politiciens du nord de l’Europe – et chez leurs électeurs… Ou plutôt c’est la « solidarité » du copropriétaire et non celle du concitoyen…

Ps3. Les autres pays membres de la zone Euro ont exigé que les deux grands partis de gouvernement, PASOK et Nouvelle Démocratie, s’engagent par écrit à appliquer à la lettre les mesures imposées par la « troïka », y compris après les élections à tenir en avril 2012. Il me semble que c’est là un bon moyen d’organiser le référendum qu’on a refusé aux Grecs à l’automne. Les électeurs grecs sauront ainsi sans ambiguïté quels partis les ont vendus à l’encan. Il ne faudra pas s’étonner ensuite si PASOK et Nouvelle Démocratie connaissent leur pire score électoral depuis le retour à la démocratie. La formation d’une coalition proeuropéenne entre ces éclopés et les alliés qu’ils trouveront bien dans leurs dissidents respectifs n’en sera que plus drôle à observer.

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9 réponses à “Grèce : l’Europe en train de se détruire elle-même.

  1. Que va-t-il se passer maintenant en Grèce ? Les mesures annoncées vont conduire à la misère une bonne partie de la population – les non-privilégiés, les exclus de la corruption, des pôts de vin et du népotisme -. Premier camp des mécontents, qui pourrait aller jusqu’à une révolution violente qui gangrènerait de proche en proche, les Balkans en premier lieu, et, puis, sans doute, l’Italie, l’Espagne, etc… Second camp des mécontents, puisque la Grèce exsangue chroniquement n’aurait quasiment plus de rentrées fiscales, et – partant – ne pourrait pas rembourser ses dettes : les financiers. Si les pertes de ces derniers ne feront pas pleurer grand monde – bien au contraire – la détresse du « Grec moyen » serait lamentable, au sens fort du mot. Et puis, si l’on sait que les financiers ont toujours quelques atouts dans leur manche, en revanche le peuple à terre ne se relève que rarement dans la démocratie, et il est à craindre un retour au Pirée des « colonels » de triste mémoire, avec des risques de contamination de toute l’Europe du sud : régimes autoritaires à prévoir un peu partout …
    Enfin, il est de bon ton de louer les performances de l’Allemagne, mais l’arbre des 4000€ de prime à chaque salarié de Mercedes ne cache-t-il pas la forêt des pauvres (15% de la population allemande … 12 millions de gens …), l’absence de SMIC, les régiments de SDF ?…
    Bref, les européens sont mal partis, notamment parce que « mal barrés » – au sens naval du terme !!!… – avec des dirigeants trop inféodés à la finance, soumis à l’électoral court terme, et comme tout un chacun plus soucieux de leurs intérêts personnels immédiats que du bien-être de tous et d’un progrès équitablement réparti.
    Comme la Chine semble avoir aussi ses problèmes sociaux, les USA leur propre entropie, bien des parties du monde soumises à des petitesses sans fin, on peut dire que c’est l’humanité terrestre qui semble au bord du gouffre…
    Ne parlons même pas de l’écologie, des risques nucléaires, et des intolérances provoquées par les religions…
    A part cela, tout va bien, la vie est belle !!!…

  2. Bonjour,

    Ce matin sur France Inter « Dany le rouge » a évoqué les sommes prises par l’Allemagne à la Grèce lors du second conflit mondial (il me semble) qui se monteraient, en tenant compte de l’inflation, etc. et d’après ses chiffres à 81 milliards d’euros soit moins d’1/6 de la dette publique grecque (qui doit être supérieure à 500 milliards d’euros).

    Est-ce que ce « fait historique » est non seulement vrai, mais aussi mentionné en Grèce ? Est-ce qu’il participe au ras-le-bol du peuple et de certains partis qui non seulement voient d’un mauvais œil la « troïka » et ses « demandes », mais aussi tout ce qui peut venir de l’Allemagne et de son rôle au sein de l’Europe ? A-t-on une espèce d’ironie de l’histoire avec l’Allemagne qui n’aurait pas encore fini de payer ses dettes ?

    (J’en profite pour vous glisser mes remerciements, non seulement pour votre réponse précédente mais aussi, par avance, pour celle-là.)

    • @ Mat : pour la dette de guerre, voyez l’article du Monde sur ce sujet.

      La « réouverture » de ce genre de dossiers dont je me garderais bien de juger sur le fond et qui revient à parler des « réparations » comme dans les années 1920-1930, témoigne surtout de la très mauvaise ambiance qui règne actuellement entre Européens, ou plus exactement entre a) la droite allemande et ses alliés internes et externes et b) le reste du monde ou presque.

  3. Que faites-vous des thèses, à mon humble avis, plus solides, considérant que l’Union Européenne est un instrument pour briser les nations européennes (Aide Marshall, instrument dans la Guerre froide,trajectoires libérales et « américanolâtre » d’un Monnet, plus « papa des techno-gestionnaires/crates » que « père de l’Europe », ouverture et destruction des frontières /clapets et non barrières infranchissables/ directives de Bruxelles que l’on peut comparer si on a un esprit un tant soit peu taquin, aux ordres émanant de Moscou à l’époque du socialisme réel à la sauce des Soviets, mais qui servent là le néolibéralisme réel à la sauce City- Wall Street, volonté ridicule de courber un concombre pour employer un référent, mise en concurrence des travailleurs de tous les pays donc tous les pays sont baisés par la compétitivité allemande, Euro (Deutchmark déguisé)…)

    Donc cette crise, à mon avis, n’est pas l’illustration de la volonté aveugle de l’UE de sauver l’État grec, mais de le mettre sous tutelle (la création d’un poste de haut représentant pour la Grèce ne serait même pas surprenante) du pays par la troïka et par les banques (JP Morgan, Goldman Sachs, banques spéculatives ayant aidés à la crise de la Grèce en faisant des prêts empoisonnés à l’État et en spéculant de l’autre côté sur un défaut de paiement de la dette). Les responsables sont clairement assignables, les institutions européennes et les dirigeants (von Rompuy, dont les caractéristiques physiques symbolisent le caractère amorphe de la politique européenne) ne sont que les idiots utiles, les complices et aussi les « kapo » du capitalisme néolibéral, financier et destructeur de richesses (on le voit avec la prédation sur les matières premières), mais aussi de l’impérialisme américain dont le dollar, monnaie illusoire, n’est plus récupérable hormis par une brutalité (bancaire) qui met au pas l’Europe, qui va embraser (militairement) le Moyen Orient et la Caspienne (Guerre avec l’Iran à venir et déjà préparée par les médias) pour masquer et en fin de compte éviter la chute du dollar.
    Rappelons que ce n’est pas le New Deal qui a sauvé les USA, mais l’entrée en guerre.

    De plus, on peut aussi questionner la légitimité et la compétence de la désignation d’un Papadimos (économiste=maître de la scolastique) à la tête de l’État hellénique. C’est vrai que le désastre ne s’arrêtera pas à la Grèce… Alors qu’on nous brandi les spectres « fascistes » (les partis d’extrême droite vont se ruer sur leur gamelle xénophobe pour le plus grand plaisir des banquiers) qui sont une mascarade, le vrai « fascisme » se distille par des « règles d’or », la mise en place d’ économistes maîtres ès scolastique en Italie (Mario Monti, ex Goldmann Sachs), en Grèce , à la tête de la BCE (Mario Draghi)… Sans virer dans un complotisme, on constate que le sens de l’histoire s’accomplit implacablement et que les acteurs, marionnettes et marionnettistes sont à pied d’œuvre, à quoi? On se le demande. Mais il ne s’agit certainement pas d’un « retour » à la démocratie, on constate que ces évènements mettent en exergue les limites de la démocratie de marché et d’opinion sous la coupe d’une économie néolibérale, génératrice de crises, crises entraînant des réactions et qui questionnent la démocratie sur ses contradictions.

    • @ Asmir : entendons-nous, ce que je veux dire, c’est que si la société et l’économie grecques souffrent et souffriront sous le joug de la « troïka », en revanche, il me parait certain que l’institution « État grec » (armée, police, justice, hauts fonctionnaires, voire Église orthodoxe) va subsister, va continuer à fonctionner pour tenir sur sa coupe une partie du territoire du monde – ne serait-ce que parce que la situation géostratégique de la Grèce à l’entrée du Moyen-Orient interdit à l’Ouest (UE + USA) de laisser l’État grec se déliter dans de telles circonstances (surtout avec les événements de Syrie en cours). On se trouve de plus en plus dans une logique similaire à l’aide aux pays (futurs) colonisés au XIXème siècle (comme la Tunisie ou Madagascar avant la prise de contrôle direct par les Français dans les années 1880-1890) ou aux pays à peine décolonisés au XXème siècle (1960-1990). Il y a bien un « État » formellement souverain sur un territoire qui y exerce le gros de la répression nécessaire contre les populations ou de la défense contre les ennemis de l’extérieur, mais il ne représente pas la volonté du peuple assujetti de cet État. Nuance importante. Vous remarquerez aussi que dans cette crise, il n’est nullement question de déclarer qu’en raison de l’impéritie de leurs chefs, les Grecs deviennent directement les assujettis de Bruxelles, le premier territoire fédéral de l’Union, comme l’Alsace-Lorraine fut un « territoire d’Empire » (allemand) entre 1871 et 1918 (cela dit sans aucune allusion méchante, simplement pour donner un exemple, où le centre d’une fédération gouverne directement une partie de cette dernière).

  4. Comme d’habitude, un excellent article !

    Pendant ce temps là, il me semble qu’on continue à voguer sur le terrain de l’illégalité la plus flagrante, mais bon !

    « Une intervention du MES avant la date du 1er janvier 2013 serait-elle donc dépourvue de base juridique ? Telle n’est pas l’analyse juridique qui a été faite. La révision de l’article 136 TFUE, comme l’indique l’exposé des motifs relatifs à la ratification de la décision, a une portée « purement recognitive et non habilitative », car les Etats disposaient déjà de la faculté de mettre en place un tel mécanisme par la voie d’un traité intergouvernemental. Il est donc possible de mettre en place le MES et de le faire fonctionner avant l’entrée en vigueur de la décision. » (Henri Plagnol, rapporteur à l’A.N à propos du Mécanisme Européen de Stabilité)

    Depuis quand les Etats membres ont-ils cette…possibilité ?

  5. @ seb : depuis longtemps, la particularité des Etats souverains est justement qu’ils disposent de la « compétence de la compétence » et qu’ils peuvent justement sous le coup de la nécessité aller là où ils veulent…

  6. Je pense que l’UE ne fait pas la bonne politique à l’égard de la Grèce. Mais à ceux qui pensent que l’UE est responsable de tous les malheurs de la Grèce, voilà qui donne à réfléchir :

    Edmond ABOUT, La Grèce contemporaine, 1854:

    « Le régime financier de la Grèce est tellement extraordinaire et ressemble si peu au nôtre, que je crois nécessaire, avant d’entrer dans les détails du budget, de placer ici quelques observations générales.
    La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance. Si la France et l’Angleterre se trouvaient seulement une année dans cette situation, on verrait des catastrophes terribles : la Grèce a vécu plus de vingt ans en paix avec la banqueroute.
    Tous les budgets, depuis le premier jusqu’au dernier, sont en déficit.
    Lorsque, dans un pays civilisé, le budget des recettes ne suffit pas à couvrir le budget des dépenses, on y pourvoit au moyen d’un emprunt fait à l’intérieur. C’est un moyen que le gouvernement grec n’a jamais tenté, et qu’il aurait tenté sans succès.
    Il a fallu que les puissances protectrices de la Grèce garantissent sa solvabilité pour qu’elle négociât un emprunt à l’extérieur.
    Les ressources fournies par cet emprunt ont été gaspillées par le gouvernement sans aucun fruit pour le pays ; et, une fois l’argent dépensé, il a fallu que les garants, par pure bienveillance, en servissent les intérêts : la Grèce ne pouvait point les payer.
    Aujourd’hui elle renonce à l’espérance de s’acquitter jamais. Dans le cas où les trois puissances protectrices continueraient indéfiniment à payer pour elle, la Grèce ne s’en trouverait pas beaucoup mieux. Ses dépenses ne seraient pas encore couvertes par ses ressources […] »

  7. @ champagne : j’ai effectivement vu cette citation circuler par ailleurs; de fait, derrière cette citation, il y a le fait que, depuis 1829 (date de son indépendance), la Grèce n’a pas fait preuve d’un très grand sens de la bonne gestion de ses finances publiques. Ce n’est pas la première « faillite » de la Grèce, et ce n’est pas la première fois que les prêteurs prennent indirectement les rênes du pays.

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