Il ne faut pas chercher des explications (S. Royal)

Cette formule péremptoire, selon laquelle « Il ne faut pas chercher des explications » aux attentats du 13 novembre 2015, explications qui amèneraient à « culpabiliser », a été utilisée par Madame la Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, lors de son entretien avec Europe 1, Le Monde et I-télé du dimanche 29 novembre 2015 (tel que retranscrit dans Le Monde du mardi 1er décembre 2015, p. 17, sous le titre « Ségolène Royal: ‘Pas question de culpabiliser la République' »). Elle précise d’ailleurs sa pensée en ajoutant : « Je me refuse à entrer dans ces logiques culpabilisantes dans un pays qui donne à tous ces enfants le droit à l’accès à l’école, même si des inégalités demeurent. (…) La France est un grand pays démocratique qui fait de l’éducation sa priorité, où tous les enfants vont à l’école gratuitement, où il y a un modèle social très protecteur, l’accès à la santé. Il n’est pas question en plus de culpabiliser les Français et de culpabiliser la République. »  Ces déclarations ne sont qu’un exemple du discours tenu par les autorités en place depuis les attentats du vendredi 13 novembre 2015 : l’idée générale reste la même, à savoir un refus radical de même penser les causalités qui sont à l’œuvre dans ces attentats. 

Il n’y a aucune réflexion, du moins publiquement, sur la stratégie répressive à mettre en œuvre. Il n’y a même pas de commission d’enquête parlementaire, contrairement à ce qu’avaient fait les États-Unis en 2001 pour comprendre la faillite de leur communauté du renseignement (et aussi pour contrer la vision complotiste du « 9/11 »). Avec l’état d’urgence, on se contente de continuer sur la même voie,  sans apparemment aucune réflexion sur les raisons de l’échec enregistré en novembre, alors même qu’un attentat majeur avait eu lieu en janvier. A ma connaissance, aucun responsable n’a d’ailleurs démissionné ou n’a été démis de ses fonctions.

Il n’y a aucune réflexion sur notre politique étrangère dans le « Grand Moyen Orient » pour reprendre un terme néo-conservateur. Avons-nous  vraiment la bonne stratégie pour contrer les divers groupes djihadistes que nous affrontons en Afrique et au Moyen-Orient? Avons-nous les moyens et les alliés de nos ambitions? Mystère.

Il n’y surtout aucune réflexion sur les causes qui peuvent amener des jeunes gens, indéniablement socialisés sur le territoire français, à se radicaliser au point de devenir des terroristes visant à faire un vendredi soir le maximum de victimes parmi une foule d’anonymes fêtards parisiens. Les spécialistes français ne manquent pourtant pas.  Le Président du CNRS Alain Fuchs a encouragé le 18 novembre 2015 les chercheurs à amplifier cet effort de compréhension du terrorisme afin de mieux le combattre. De fait, pour nos dirigeants politiques, comme l’a très bien expliqué  le journaliste scientifique Xavier Molénat dans un article d’Alter Eco+, intitulé « La sociologie excuse-t-elle les terroristes? », il n’y a là que la reprise en France d’un thème typique des conservateurs américains pour lesquels toute explication sociologique, psychologique, économique, etc. d’un comportement délictueux revient à excuser ce comportement. Si l’on fait des sciences sociales, on ne peut qu’être littéralement révulsé par de telles affirmations.  Je ne vais pas me lancer moi aussi dans la démonstration, pour tout dire triviale, que comprendre et expliquer ne veut pas dire excuser.

Le lecteur intéressé par ce genre de discours de négation des sciences sociales pourra d’ailleurs se reporter au texte de Paul Berman, « Il n’y a pas de causes sociales au djihadisme »(publié dans le Monde du 1er décembre, p. 16), pour en juger sur pièce, et encore faut-il préciser que l’auteur, s’il réfute les « causes profondes » mises en avant par toutes les sciences sociales (sociologie, économie, géographie, etc.), met lui-même en avant  deux causes, la rage qui s’empare de certaines êtres humains depuis la nuit des temps – rage qu’avaient bien décrit selon lui les poètes de l’Antiquité – , et les discours haineux de l’islamisme. P. Berman semble ignorer qu’en désignant le discours de l’Islam radical comme cause de la violence, il contredit sa propre idée archaïque d’une rage meurtrière sans cause! Ce texte, quoique qu’il soit d’une nullité intellectuelle bien digne de servir d’illustration dans un cours d’introduction à la logique scientifique pour les étudiants de première année de sociologie,  témoigne  cependant  de la volonté maintenue de chercher un motif au terrorisme contemporain. Nos dirigeants semblent eux vouloir aller plus loin dans le refus de même envisager des causes, et, comme je fais partie de ces égarés qui passent leur temps à tenter d’expliquer ou de comprendre le comportement d’autrui aux frais de la République, je tenterais ici quelques hypothèses explicatives au refus des gouvernants actuels de rechercher quelque explication que ce soit.

Premièrement, il y a d’évidence, comme l’a bien vu X. Molénat, un repli des dirigeants socialistes actuels sur une vision complétement réactionnaire de la déviance, sur ce qu’on appelle souvent le « populisme pénal », dont ils escomptent quelque profit électoral. On n’en est même plus au célèbre slogan de Tony Blair, « Tough on crime and tough on the causes of crime », des années 1990, on en est désormais carrément revenu à une vision victorienne de la déviance, il ne nous manque bientôt plus que le bagne et le gibet comme solutions. Ce discours cherche à s’appuyer sur les lacunes intellectuelles du grand public. Qu’il faille rappeler en 2015 que comprendre et expliquer un comportement humain ne veut pas dire l’excuser ni avoir un jugement, moral ou politique,  positif sur ce dernier souligne surtout l’incompréhension d’une majorité de la population face à une démarche de sciences sociales. On peut regretter que les socialistes de 2015 appuient cette régression intellectuelle qui aurait fait honte à ceux qui firent jadis la grandeur du socialisme européen, mais c’est ainsi que le socialisme se meurt. J’attends de fait avec une joie mauvaise l’annonce par F. Hollande lors  d’un prochain attentat qu’il serait bon de penser à rétablir la peine de mort pour crime terroriste. Ce qu’un socialiste fit, il est en effet bon qu’un socialiste le défit.

Deuxièmement, il y a, comme le montrent avec une belle candeur les propos de S. Royal, un déni de ses propres responsabilités. En effet, si l’on admet à titre d’hypothèse de travail vraiment intellectuellement audacieuse que « l’on ne nait pas terroriste, mais qu’on le devient », il est impossible de ne pas étudier les conditions de la socialisation qui favorisent ce genre de grave déviance. Or ces conditions sont au moins pour partie liées aux politiques publiques menées sur le territoire où est socialisé le futur terroriste – sauf à supposer que les politiques publiques n’existent pas et que seule la société existe. Ainsi, bizarrement, peu de terroristes contemporains semblent avoir été socialisés en Suisse, mais je peux me tromper. Le laïus de S. Royal sur les politiques publiques d’éducation, de redistribution et de santé, qui sont à l’écouter presque excellentes en France, souligne bien sans le vouloir la difficulté : il ne faut surtout pas chercher d’explications, car cette recherche d’explications mènerait directement aux responsabilités des partis qui ont gouverné la France depuis des décennies. Il faut toute la candeur politique d’un Emmanuel Macron pour oser – d’un point de vue néo-libéral –  pointer quelques problèmes dans la société française qui pourraient bien expliquer ces événements. Il faut surtout toute la jeunesse politique d’Emmanuel Macron qui ne le rend pas comptable de tout ce qui a été fait depuis les années 1980 par le PS lorsque ce parti fut au pouvoir (1981-86, 1993-2002, 2012-..). Au contraire, F. Hollande, S. Royal, et quelques autres rescapés des années 1980 portent tout le poids de la responsabilité d’avoir été le Parti socialiste au niveau national tout au long de ces années. Ils peuvent voir les fruits de leurs décisions d’antan. Pour être un peu polémique, c’est ainsi le Parti socialiste qui a inventé et fait prospérer la « politique de la ville » depuis les années 1980 comme réponse aussi privilégiée que fallacieuse aux mutations du marché du travail dans le cadre de la mondialisation. L’ancienne « Ministre des mamans » comme les enseignants la moquaient pour son populisme (déjà!) quand elle était en charge de l’éducation au début des années 1990 a peut-être quelque part de responsabilité dans le (dys)fonctionnement actuel de cette République.

Ouvrir la porte à une discussion sur les explications ne manquerait donc pas de donner raison à tous les opposants de ces socialistes-là. L’extrême droite bien sûr, qui validerait ses thèmes privilégiés : l’immigration, le laxisme, et, bien sûr, la tolérance face à l’Islam. Les néo-libéraux à la Macron, Attali, Tirole, etc., qui mettraient en accusation tous les blocages maintenus de la société française excluant trop de gens du monde du travail. Et aussi bien sûr tous les gens de la gauche de gauche, qui sont sans doute atterrés  de voir une S. Royal présenter désormais la France comme un véritable pays de Cocagne. On comprend donc qu’il soit vraiment très urgent pour les dirigeants socialistes de ne pas se demander comment on en est arrivé là et de se replier sur une vision aussi monadique que possible du terroriste, ce pur agent du Mal, qui, si possible, devrait s’auto-engendrer. Et cela ne s’explique pas.

Nous en sommes donc là en ce 2 décembre 2015.

19 réponses à “Il ne faut pas chercher des explications (S. Royal)

  1. Imaginons la guerre d’Indochine avec des millions d’Indochinois en métropole. Et voilà, pas besoin de pondre des grands bouquins de sociologie pour comprendre la difficulté de la situation.
    Après, ben certains diront qu’il faut virer les Indochinois de métropole. Et puis d’autres, comme moi, diront qu’il faudrait peut-être arrêter d’aller faire la guerre en Indochine…

    • @ MonPseudo; en tout cas, quoi qu’on pense du rôle des Indochinois dans la situation, il faut en discuter rationnellement et ne pas refuser de réfléchir.

  2. On atteint en effet le vide sidéral en matière de réflexion, de la part du gouvernement et du parti aux affaires. Mais cela ne fait que confirmer l’absence d’idées, de plus en plus patente depuis les lendemains de mai 2012 sur tant d’autres sujets. L’absence de courage politique ou de lucidité est choquante. A ma connaissance, Jean-Marie Delarue, il est vrai à la retraite, est le seul personnage public à avoir reconnu une responsabilité (collective) dans ce qui se déroule aujourd’hui.

  3. Si ce point ne suscite pas de problème particulier, la question de la déchéance de la nationalité est en revanche plus complexe. Notamment la question de savoir s’il faut inscrire cette mesure dans la Constitution. Le gouvernement a saisi le Conseil d’État sur ce point. Quel que soit le véhicule, il semble d’ores et déjà acquis que la déchéance de la nationalité, aujourd’hui seulement applicable aux binationaux, sera étendue aux personnes nées françaises et plus seulement à celles ayant acquis la nationalité.

    http://www.lefigaro.fr/
    Snif snif

  4. Intéressant de voir cet hymne à la France du député d’Antibes Léonetti http://paysdefayence.free.fr/ruby/leonetti.jpg

  5. Et je vous recommande vivement ce billet vu sur « les crises » où Gilles Képler s’exprime « « Le 13 novembre? Le résultat d’une faillite des élites politiques françaises » http://bit.ly/1N5m2Yf

  6. et aussi « le double jeu de la Turquie » dans C dans l’air d’hier soir 2/12/2015 http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/videos/le_double_jeu_de_la_turquie_02-12-2015_999723
    Nous sommes dans la 3è guerre mondiale; la vraie celle-là parce que vraiment planétaire si on y ajoute le changement climatique et la crise économique. J’essaie de suivre http://pratclif.com/daech/rss.htm

  7. Ce reportage d’Al Jazeera est très intéressant aussi; sur les causes de la radicalisation et les moyens différents utilisés… http://bit.ly/1IqXxry

  8. @pratclif62clif : effectivement, il y a sans doute des dizaines d’analyses intéressantes disponibles dans l’espace public.

  9. Alors là, je réagis ! Et en colère, en plus ! Franchement, c’est une analyse hémiplégique que tu proposes là. D’abord, l’exemple de la Suisse est malhonnête. Pourquoi ne pas avoir parlé d’un autre pays européen, je ne sais pas moi, disons au hasard : la Belgique ? C’est dommage, parce que, là, on ne peut pas dire que la Belgique soit un pays hostile aux différences et tout le bla bla habituel. C’est un pays qui finance les cultes, qui a laissé prospéré l’islam à sa guise, ou presque, et qui fournit pourtant le plus gros contingent européen de djihadistes rapporté à la population. On pourrait aussi, accessoirement, mentionner la Suède ou la Norvège, ou même l’Angleterre, qui ont eu leur lot d’attentats et de radicalisation.
    Deuxièmement : c’est bien gentil de prendre la défense de notre pauvre-sociologie-injustement-critiquée. Mais quand même : il faudrait aussi s’interroger sur : pourquoi a-t-elle une image aussi catastrophique aujourd’hui ? La sociologie ne serait-elle pas plus crédible si elle avait été moins idéologique, moins militante, plus pragmatique, plus clairvoyante aussi dans ses diagnostics comme dans ses propositions? Comprendre n’est pas excuser, dis-tu, mais il y a belle lurette que la sociologie main-stream a allégrement confondu les deux registres, abusant d’une posture morale et déresponsabilisante. Les réseaux de la sociologie sont d’ailleurs totalement interconnectés avec ceux des militants et des associations : pourquoi ne le dis-tu pas ? Rappelle-toi aussi le mépris avec lequel les sociologues ont réagi sur la proposition d’une chaire de criminologie. « Pas de ça chez nous », clamaient-ils. Résultat : que de temps perdu pour ne pas froisser les militants attachés à leur fief. Et puis je n’ai pas oublié quand l’INSERM, inspiré par les meilleures recherches canadiennes, avait plaidé pour mieux anticiper les risques de délinquance. La communauté savante, celle que tu sembles trouver formidable, avait clamé « pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans ». C’était débile et pitoyable. Cet archaïsme a été terrible, mais il a montré le vrai visage de la sociologie française. Heureusement que Durkheim n’est plus là pour voir ce désastre. Donc, c’est vraiment trop facile de venir pleurer maintenant sur le sort de nos pauvres sociologues. Si on veut faire un bilan de la situation, il faut le faire jusqu’au bout. Désolé d’être un peu vif, mais les temps ne prêtent pas à la finasserie.

    • @ vince 38: ne t’emballe pas ainsi, c’est mauvais pour la santé.

      Premièrement, si j’ai cité la Suisse, c’est à dessein. Je sais bien qu’il y a des djihadistes made in Belgium, made in Sweden, etc. Je voulais justement le pointer a contrario en citant le contre-exemple suisse. Pour moi, cela met immédiatement sur la piste de motifs contextuels/écologiques/historiques à ces choix individuels de radicalisation, qui sont liés à des politiques publiques de moyenne durée : qu’a donc de si particulier la Suisse pour donner lieu à si peu de radicalisation islamiste parmi les jeunes qui ont été socialisés sur son territoire? Je ne crois pas d’ailleurs que les pistes que cette comparaison internationale ouvre te déplaisent tant que cela.

      Deuxièmement, tu restreins le problème aux seuls sociologues qui auraient par biais idéologique et par alliance avec le monde associatif désinformé les gouvernements successifs sur ce qui se passait vraiment dans le pays. Et du coup, les politiques pourraient s’en prendre à toute explication. Je te trouve pour le moins rapide : que fais-tu de tes propres travaux? ou bien encore de ceux de Gilles Kepel pour ne citer que lui? ou bien de ceux de l’INSERM que tu cites toi-même? Tu inventes un biais disciplinaire général des sciences sociales, alors qu’il existe par contre une réception différentiée de ces travaux par les associations et le monde politique. Ce que je critique, c’est le refus public de toute explication, quelle qu’elle soit, par le gouvernement. J’avais d’ailleurs pensé à citer la criminologie, qui justement cherche à expliquer et comprendre le crime. Ou encore j’aurais pu citer le fait que faire de l’Islam, le facteur principal de tout cela, est elle aussi une explication, et du coup se trouve refusée là aussi d’office. Ce qui me choque, c’est le refus de rechercher sérieusement et publiquement les causes quelles qu’elle soient, et de s’en tenir à un simple, « On va les attraper ces salauds ma bonne dame, n’ayez pas peur! »

      • Je lis ceci sur Jean-Marie Delarue http://bit.ly/1OJ1JCF

      • @bouillaud: « qu’a donc de si particulier la Suisse pour donner lieu à si peu de radicalisation islamiste parmi les jeunes qui ont été socialisés sur son territoire? »

        Quelle drôle de question. Mais la Suisse ne fait pas partie de l’OTAN. Ils ne sont pas en guerre au Moyen-Orient, eux. Et puis, la plupart des musulmans en Suisse (80%) viennent soit des Balkans, soit de Turquie.

        C’est pas compliqué à comprendre, tout de même. Au passage, vous avez la raison du refus de toute explication par le gouvernement. Elle est trop évidente. On va faire de l’impérialisme dans les anciennes-néo colonies mais on oublie qu’au XIXè y’avait moins de colonisés en liberté dans nos rues… (remarquez, au début des années 1960, on jetait encore dans la Seine certains colonisés qui faisaient les malins; c’était encore gérable de cette façon, dira un cynique)

  10. Comme Abou Djaffar, vous remarquez à juste titre que personne n’a démissionné suite aux événements de cette année. Ceci dit, de mémoire, personne n’avait démissionné suite au “11 mars” madrilène ou au “7/7” britannique.

    Dans la post-démocratie de Crouch, les élites dirigeantes ont internalisé leur moindre influence sur le cours des événements, au point de ne plus se sentir responsables de rien.

    • @ IT : oui, cette explication par « ne plus se sentir responsable de rien » est possible, mais cela peut tenir aussi au fait que désormais il y a trop de raisons de démissionner… il ne resterait plus personne assez rapidement.

    • Et quand on vote ils s’arrangent toujours par tordre les résultats du vote et dénier aux électeurs ce qu’ils veulent. Comme avec ces élections régionales. Je ne vote pas FN mais les désistements socialistes dans le Nord et en PACA me hérissent.

  11. @MonPseudo : comme on dit, ma question sur la Suisse était une question rhétorique, où l’on fait semblant d’ignorer la réponse.

    • @bouillaud: La finesse rhétorique demande une certaine attention de lecture que je ne fournis pas parfois (et qui m’est moins naturelle sur écran). Autant pour moi. Mes plus plates… ;-)

  12. A reblogué ceci sur Bruno Adrie, mon blog d'auteuret a ajouté:
    Un article de Christophe Bouillaud sur l’interdiction de penser formulée par le grande penseuse en eaux profondes de la pensée Ségolène Royal…

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